« New Deal » sur l’énergie : 1 400 mégawatts d’énergies renouvelables en 2018, selon la BAD



Jacaranda
Comme à Madagascar, le basculement vers les énergies renouvelables devient une tendance générale dans les pays africains.

Madagascar figure parmi les pays privilégiés par le Groupe de la Banque Africaine de Développement et peut espérer beaucoup du « New Deal » sur l’énergie en Afrique.

 Eclairer l’Afrique et offrir un accès pour tous à l’électricité ! Telle est l’une des cinq priorités de la Banque africaine de Développement (BAD), d’après son président, Akinwumi Adesina. Durant l’année 2017, cette institution financière a réalisé 100% de ses engagements en faveur de l’énergie verte propre et efficace. Cette année 2018, elle compte encore financer des projets de production d’électricité avec un total cumulatif de 1400 mégawatts d’énergie renouvelable, dans le cadre du « New Deal » sur l’énergie pour l’Afrique. « Nous sommes résolument à la pointe des énergies renouvelables. Nous aiderons l’Afrique à exploiter tout son potentiel énergétique, en développant un mix énergétique équilibré afin de soutenir les projets d’industrialisation », a déclaré le président du Groupe de la BAD. A noter que la part des projets d’énergies renouvelables dans le portefeuille de la production d’électricité de la BAD est passée de 14% pour la période 2007-2011, à 64% pour la période 2012-2016. Madagascar figure parmi les bénéficiaires privilégiés de ces projets.

Changements. L’Initiative pour l’énergie renouvelable en Afrique (AREI) dont l’objectif est de fournir 300 gigawatts (GW) d’énergies renouvelables en 2030 et 10 GW d’ici à 2020, figure maintenant parmi les actions favorisées par la BAD, comme l’ont demandé les chefs d’État et de gouvernement africains. De son côté, le G7 a promis d’engager 10 milliards USD pour soutenir cette initiative, issue de la COP21 et approuvée par l’Union africaine. La BAD, quant à elle, a déjà approuvé en novembre dernier, son deuxième plan d’action sur le changement climatique 2016-2020 (CCAP2) qui peut se traduire comme un message clair de son engagement à aider les pays africains à mobiliser des ressources pour soutenir la mise en œuvre des actions au niveau national, ainsi que celles avec les organisations régionales, de manière à soutenir en même temps le développement. L’approbation de ce plan d’action a d’ailleurs fait écho aux discussions de la COP23 à Bonn, en Allemagne, pour le renforcement de la réponse mondiale aux menaces du changement climatique. Par ailleurs, avec le mandat élargi dans le cadre du « New Deal » sur l’énergie pour l’Afrique, le Conseil d’administration de la BAD a également approuvé le 15 décembre 2017, un investissement de 20 millions USD pour l’énergie durable.  Cet investissement dans le « Fonds Evolution II » vise à contribuer à la croissance et au développement durable, avec la création, notamment pour les femmes. D’après les explications, cela devrait s’accompagner d’effets d’entraînement, induits par la mobilisation de l’économie générée par l’accès à l’électricité.

 Antsa R.

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