Télécommunications : « Exim Bank » et « China Great Wall » investissent au Nigeria


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara
« China Exim Bank » finance des projets structurants en Afrique.

Dans de nombreux pays africains, la Chine a pu réaliser beaucoup de projets structurants. A Madagascar, certains projets s’arrêtent au stade d’annonce

La Chine continue de doter les pays africains de grandes infrastructures pour le développement. Au Nigeria, la banque chinoise « Exim Bank » et le constructeur « China Great Wall » ont pris l’engagement de financer entièrement l’acquisition de deux satellites de télécommunications.

Grande opportunité. En vertu de ce nouvel accord qui dispense le Nigeria de couvrir les 15% du coût global du contrat (550 millions $) initialement prévus, la Chine prendra une participation dans « Nigcomsat », la compagnie fédérale spécialisée dans la gestion des communications par satellite qui ne dispose que d’un satellite jusqu’à présent . « C’est une très grande opportunité commerciale … c’est pourquoi ils ont accepté que même sans notre capacité à contribuer à hauteur de 15%, ils sont prêts à payer la totalité des 550 millions de dollars pour l’achat des deux nouveaux satellites pour le Nigeria», a annoncé le ministre nigérian  de la Communication, Adebayo Shittu, cité par l’Agence Ecofin. Aucune information n’a cependant filtré en ce qui concerne le pourcentage que s’offrira l’Empire du milieu. Le satellite sera lancé après une période de production de deux ans à compter de la signature du contrat qui devrait se faire avant la fin de ce mois.

Grande efficacité. En outre, le contrat implique un accompagnement du mastodonte asiatique pour  la commercialisation des services de communication  par satellite vers d’autres pays africains. L’objectif est de mieux s’outiller pour concurrencer les fournisseurs israéliens, britanniques, américains, et même russes, déjà très actifs sur le continent. En tout cas, ce projet sino-nigérian démontre la capacité de la Chine d’intervenir pour le développement des pays africains dans le domaine des infrastructures. Une fois que les conditions sont  bien définies,  les financiers et les entreprises chinois peuvent travailler avec une grande efficacité. A Madagascar, les investissements chinois sont souvent bloqués en raison, soit d’une mauvaise communication, soit de l’absence d’une règle du jeu bien définie. Et pourtant, les Chinois sont prêts à investir pour de grands projets structurants comme la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina. Au fait, qu’est-il devenu ce projet dont on avait annoncé le début des études de faisabilité en fin 2017 ?

Recueillis par R.Edmond


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