Pêche continentale : Le lac d’Andranotapahana produit sept tonnes de poissons par an

Jacaranda
Près de 21 500 alevins ont été déversés dans le lac d’Andranotapahana.

Une prévision de production en hausse d’au moins de 50% devra être attendue à la fin du cycle d’une durée de huit mois.

A part l’agriculture et l’élevage, la pêche continentale constitue également une source de revenu importante permettant d’améliorer le niveau de vie de la population en milieu rural. Rien que pour le lac d’Andranotapahana situé entre les communes de Talatamaty et d’Ambohidratrimo, « ce plan d’eau produit environ sept tonnes de poissons par an », a déclaré Razafimandimby Chrysostophe, le directeur général des Ressources Halieutiques et de la Pêche, lors de son réempoissonnement vendredi dernier. Et pour pouvoir améliorer cette production, le ministère de tutelle a procédé au réempoissonnement de ce lac d’Andranotapahana étalé sur une superficie de 54 ha en y versant 21 500 alevins dont 5 000 proviennent de l’association des pêcheurs « Fanilon’i Marovatana ».

Infractions. « Une prévision de production en hausse d’au moins de 50% devra être ainsi attendue à la fin du cycle d’une durée de huit mois », a-t-il souligné. En outre, il a rajouté que le ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche appuie les organisations de pêcheurs éparpillées dans toute l’île, en matière de formation pour leur professionnalisation tout en leur équipant des matériels de pêche comme le gilet de sauvetage et les filets respectant les normes. De son côté, le président de l’association « Fanilon’i Marovatana », Haja Rakotomamonjy, a soulevé qu’il y a des contraintes ne permettant pas aux membres de développer leurs activités. Il s’agit entre autres, des infractions en matière de pêche comme l’utilisation des matériels prohibés et l’introduction des pêcheurs illicites dans le lac. Face à cette situation, le directeur général de la Pêche, Razafimandimby Chrysostophe tient à préciser qu’une autorisation de pêche a été délivrée aux associations de pêcheurs après validation des Collectivités Territoriales Décentralisées. « Celles-ci se chargent de la gestion des plans d’eau. Nous leur appuyons également afin qu’elles puissent assurer elles-mêmes la surveillance de pêche communautaire. En outre, le nouveau Code de la Pêche et de l’Aquaculture stipule que les contrevenants en matière d’infraction de pêche utilisant entre autres des vedettes sont pénalisés à payer une amende allant jusqu’à 100 000 USD. Le nombre des infractions de pêche sont désormais en baisse compte tenu de ces nouvelles sanctions plus sévères », a-t-il poursuivi.

Protection. Par ailleurs, les associations de pêcheurs veillent à la protection de leurs plans d’eau. Pour le cas du lac d’Andranotapahana, « les membres effectuent une surveillance systématique pour éviter qu’il n’y ait aucun déversement des eaux usées ni de lavages de linges ou d’automobiles sur les rives. En revanche, l’utilisation de la méthode de pêche prohibée dite « Bano » qui est pratiquée par des pêcheurs illicites ne résidant pas dans notre quartier, est maintenant très répandue alors que c’est très dangereux pour les ressources halieutiques. Nous demandons ainsi l’aide du ministère de tutelle », a évoqué le président de l’association « Fanilon’i Marovatana. Notons que les plans d’eau d’Analamanga approvisionnent en poissons le marché de la Capitale. Et la demande est encore loin d’être satisfaite.

Navalona R.

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