Perspectives économiques : La BAD plaide pour l’industrialisation de l’Afrique

Jacaranda

Le président de la Banque africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive. Dans ses perspectives économiques en Afrique pour cette année, les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire. En effet, « ils peuvent sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste», a-t-il expliqué.

Avant-garde. En outre, la diversification économique est la clé pour résoudre des difficultés auxquelles se heurte le continent. Il a ainsi appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où résident 70 % de la population du continent. «L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré en ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.
Gagnant-gagnant. Par ailleurs, le président de la BAD a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies. « L’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant”, relativement méconnu, dans les pays développés. A titre d’illustration, l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain ainsi que dans d’autres Pays les Moins Avancés pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1.400 milliards de dollars», a-t-il enchaîné.

Recueillis par Navalona R.

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