Agri-business : Des opportunités pour les femmes



Jacaranda

Plus de la moitié des femmes malgaches vivent en milieu rural. Et elles contribuent au développement économique du pays. A titre d’illustration, 90% de la transformation des produits agricoles sont assurés par les femmes. Afin de contribuer à une augmentation des niveaux de production et de la productivité, il est nécessaire de fournir un soutien aux organisations des femmes productrices. C’est ce qu’on a appris lors d’une conférence tenue par le directeur général de l’Administration, de la Programmation et du Budget, Bebe Razaiarimanana, au sein du ministère en charge de l’Agriculture, dans le cadre de la Semaine de la Femme au Palais des Sports à Mahamasina. « Le ministère auprès de la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage, créateur d’opportunités en agri-business pour les femmes », étant le thème discuté.

Obstacles. En fait, « il y a beaucoup d’opportunités permettant aux femmes de se lancer dans l’agri-business, car le pays dispose des atouts pour investir. Nous avons entre autres, 36 millions d’ha de terres arables dont 10% seulement sont exploités. Il y a également une disponibilité en eau sur presque toute l’année dans plusieurs régions sans oublier le système agro-écologie permettant de pratiquer plusieurs cultures. En outre, de nombreux produits halieutiques et agricoles sont très prisés sur le marché international notamment en Asie », a-t-elle exposé. Et parlant des produits de rente, « Madagascar devient importateur de café s’il était un grand exportateur durant la première République. On importe également de maïs pour satisfaire les besoins locaux. Tout cela représente des opportunités à saisir après avoir identifié tous les obstacles y afférents », a-t-elle enchaîné.

Réussite. Par ailleurs, le ministère de tutelle promeut l’agriculture contractuelle visant à mettre en relation les opérateurs producteurs et les opérateurs de marché. Des femmes exploitantes agricoles ont témoigné leur réussite dans le cadre de la mise en œuvre de cette agriculture contractuelle. A titre d’illustration, Nicole une paysanne venant d’Ankazobe témoigne qu’elle a gagné une recette de 1 millions Ariary en cultivant un haricot vert sur une superficie de 2 ares. Sa récolte est collectée par Lécofruit. Elle compte prochainement acquérir une moto scooter. « C’est une réussite, mais il y a aussi des cas où ce sont les organisations de producteurs qui ne respectent pas le contrat de l’agriculture contractuelle avec la société qui achète leur production », a conclu Bebe Razaiarimanana.

Navalona R.

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  1. Je suis convaincue que l’agriculture est un levier important pour le développement d’un pays, notamment de Madagascar où la majeure de la population est rurale, qui plus est dispose de 36 millions d’hectares arables. A la lecture de cet article – fort intéressant d’ailleurs car il met en exergue le rôle prépondérant des femmes dans le monde agricole – les obstacles ne sont pas expressément présentés voire décelés. Je m’interroge donc sur les réels freins du développement agricole à Madagascar alors que les potentiels sont bel et bien détectés.

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