Marché du travail : Des filières susceptibles d’offrir un débouché



Jacaranda
Le Doyen de la Fac DEGS, Olivaniaina David Rakoto, lors d’une conférence tenue à l’ES-DES.

Le Doyen de la Faculté de DEGS (Droit, Economie, Gestion et Sociologie), Olivaniaina David Rakoto a expliqué aux étudiants de l’ES-DES (Ecole Supérieure de Développement Economique et Social) comment s’intégrer dans le marché du travail.

« Quelle formation pour quel débouché ou vice-versa ? ». Tel a été le thème discuté lors d’une conférence qu’il a tenue récemment à l’ES-DES. En fait, les étudiants sortants des universités publiques et privées ont du mal à trouver un emploi, alors qu’ils ont des diplômes en poche dont un doctorat. Tout d’abord, « il faut s’informer sur le référentiel des métiers publié par le Bureau International du Travail (BIT). Il y a des filières susceptibles d’offrir facilement un débouché. On peut citer entre autres, l’Economie, la Gestion, le Droit, l’Informatique, le Tourisme, la Science Sociale, les Langues et le Travail social. Il faut ainsi bien choisir les parcours selon l’objectif fixé par chaque étudiant et selon son talent, tout en identifiant ce qui le motive », a évoqué ce Doyen de la Fac DEGS.

Sous-emploi. Ensuite, « la réussite pour avoir un débouché dépend à 70% des étudiants. Et le reste constitue le diplôme. Le caractère hautain ou trop humble du demandeur de travail peut constituer entre autres, un obstacle. Une simulation pour passer un entretien d’embauche doit être ainsi effectuée au sein des universités. En outre, les étudiants ayant choisi la formation professionnalisante comme à l’ES-DES, auront plus de chance de trouver un emploi que les généralistes. A titre d’illustration, le Travailleur Social peut effectuer le métier d’un infirmier ou devenir responsable administratif, chef du personnel ou responsable de la cellule enquête pour une veille permanente de l’évolution du marché. S’informer et développer des relations et connaissances facilitent aussi l’accès au travail », a-t-il enchaîné. Pour ceux qui optent pour la filière agronomie, il les conseille plutôt à créer sa propre entreprise individuelle dans le domaine de l’agri-business. « C’est un secteur porteur mais  moins prisé. En fait, le marché du travail est loin d’être saturé. Seulement, il y a un problème de sous-emploi à Madagascar en raison de l’inadéquation de la formation à l’emploi », a-t-il soulevé.

Capacité d’accueil. Par ailleurs, le Doyen de la Faculté de DEGS a précisé que les universités publiques n’entrent pas en concurrence avec les instituts privés. « Au contraire, on en a tellement besoin car notre capacité d’accueil est très limité ne permettant de recevoir que 5 000 bacheliers sur les 15 000 candidats, cette année rien qu’au niveau de notre Faculté. En revanche, il faut que les universités privées respectent bien les normes et la qualité d’enseignement. Et je suis pour la fermeture des instituts hors-normes », a-t-il fait savoir. Pour le cas de l’ES-DES, « nous avons le même système d’enseignement qu’à l’université d’Ankatso. D’autant plus, la plupart de nos enseignants y travaillent en même temps », a conclu  Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice qui plus est la présidente de l’ONG ACDM.

Navalona R.

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