Accords de libre-échange : Le secteur privé réclame sa participation aux négociations

Jacaranda
Rencontre entre le SIM, le FIVMPAMA et l’ambassadeur de Madagascar en Ethiopie, hier dans les locaux du SIM à Ankorondrano.

Les nouveaux accords régissant les relations entre l’Afrique et l’Europe doivent être définis avant 2020, année d’expiration de l’accord de Cotonou. De grands changements sont en vue.

Une réunion de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) s’est tenue à Kigali Rwanda, en mars dernier, sur les nouvelles relations entre l’Afrique et l’Europe, après la fin de l’Accord de Cotonou en 2020. Une présentation de la situation a été faite par l’ambassadeur de Madagascar en Ethiopie, Pr Alain Tehindrazanarivelo, lors de sa rencontre avec le SIM (Syndicat des Industries de Madagascar) et le FIVMPAMA (Fikambanan’ny Mpandraharaha Malagasy), hier à Ankorondrano. « L’Europe a divisé l’Afrique en trois zones, avec des accords différents pour le nord (processus de Barcelone), le centre (Afrique Caraïbes Pacifique) et le sud. Pour cette fois, l’Afrique n’acceptera plus cette catégorisation. Il faut un seul accord pour tout le continent. En outre, l’accord de Cotonou se concentre sur le volet social pour l’Afrique et sur le commerce pour l’Europe. 80% des avantages commerciaux sont attribués à l’Europe. De ce fait, le prochain accord commercial sera bien étudié. Les concertations devraient commencer en septembre 2018 et les négociations devront prendre fin avant 2020 », a indiqué l’ambassadeur.

Avantages. De leur côté, les représentants du secteur privé ont réclamé la participation du secteur privé dans les négociations. Le président du SIM, Fredy Rajaonera, a mis en avant la nécessité d’améliorer la compétitivité des producteurs malgaches, pour mieux faire face au libre-échange. « Déjà à Madagascar, il arrive que, pour un même produit, le coût de production soit plus élevé que le prix des produits importés sur le marché local. S’il faut affronter la concurrence, avec la libre circulation des marchandises et des services, l’Etat doit prendre les mesures adéquates pour renforcer la compétitivité des industries malgaches  », a-t-il avancé. Pour sa part, le président du Fivmpama, Eric Rajaonary a soutenu la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé, dans les discussions sur les accords avec l’extérieur, vu que le secteur productif est le plus concerné par les enjeux. Lors de la réunion de mars dernier à Kigali, la liberté de circulation des marchandises et des services, ainsi que les questions liées aux différends commerciaux ont été au centre des discussions, d’après l’ambassadeur Pr Alain Tehindrazanarivelo. D’après ses explications, le protocole d’accord sur la liberté de circulation des personnes a été lancé en janvier 2018. Les prochaines étapes concerneront la liberté de résidence et la liberté d’installation des entreprises.

Antsa R.

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