Elections : Le Sefafi craint un « hold-up électoral » !

Jacaranda
Le Sefafi est contre toute transition en gestation « sous prétexte de réconciliation nationale », car, « cela permettrait aux politiciens de s’accaparer le pouvoir et, une fois encore, d’écarter la voix du peuple ». (Photo d’archives)

Un tour d’horizons des élections présidentielles organisées un peu partout dans le monde, la manière autoritaire ou démocratique dont elles ont été réalisées, et une série de questionnements sur la légitimité des futures élections à Madagascar. C’est ainsi que le Sefafi ou observatoire de la vie publique a décidé de communiquer ses soucis quant à la légitimité, justement, des élections qui auront lieu vers la fin de cette année. Dans un communiqué en date du 7 avril dernier, le Sefafi  craint un « hold-up électoral » après le « hold-up législatif » ayant cautionné les lois électorales extrêmement controversées. En effet, c’est cette attitude des parlementaires lors du vote des lois électorales qui trahira, selon l’observatoire, la légitimité des  élections à venir car « là où il (le peuple) s’attendait à la mise en place d’un encadrement juridique légitimant les futures élections, il n’a vu que des calculs égoïstes des uns et des autres », lit-on dans le communiqué. Mais ce n’est pas tout. Ces lois n’ont guère repris les recommandations émanant de toutes les forces vives de la Nation, mais sont taillées sur mesure aux intérêts du régime en place et bien évidemment, aux candidats du régime.

Conditions d’éligibilité. Par ailleurs, le Sefafi a accordé quelques mots aux conditions d’éligibilité des candidats, en dénonçant « une impasse » confirmée par les lois électorales car des incompréhensions persistent et des inégalités sont évidentes. C’est le cas de tel ou tel candidat potentiel qui épaule nombreux chefs d’inculpation mais ne se trouve point inquiété. Il en est de même pour celui qui, pendant dix ans, a été condamné par contumace mais n’a jamais été notifié du verdict ; une situation qui l’empêche d’user des voies de recours nécessaires. « Il est regrettable que les textes électoraux confirment cette impasse et ne permettent pas de trouver une issue équitable », poursuit le Sefafi. Néanmoins, ce dernier ne cautionne guère l’impunité mais attire l’attention sur le fait qu’il faut « donner à chacun la possibilité de défendre son bilan, de présenter ses propositions et de laisser le choix final aux électeurs ».

Aina Bovel

Telma Fibre Vibe

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