Germoirs biodégradables : Vers une application à une échelle de 200 000 ha

Une technique innovante a été expérimentée par le ministère en charge de l’Agriculture via le programme FORMAPROD en partenariat avec le FOFIFA et la société 4F dans le district d’Anjozorobe. Il s’agit de la combinaison de l’utilisation des germoirs biodégradables avec la motorisation du repiquage en mottes. « Les résultats ont été concluants car un rendement de plus de 7 tonnes/ha a été enregistré. Nous prévoyons d’appliquer cette technique innovante à une échelle de 200 000 ha tout en facilitant l’accès du petit paysannat aux machines de repiquage. Cette action entre dans le cadre de la mécanisation agricole prônée par le ministère », a déclaré le ministre auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage, Harison Randriarimanana, lors de la présentation officielle de ces résultats de l’expérimentation, hier, à l’hôtel Carlton.

Très avantageux. Notons que les grandes plaines de Madagascar dont entre autres, Alaotra, SOFIA, Andapa, Mahabo et Marovoay seront priorisées. En outre, « nous aidons à émerger ce petit paysannat via un accompagnement dégressif sur une période de  cinq ans en vue d’une transformation de l’agriculture, et ce, en mobilisant le Fonds de Développement Agricole ou les différents projets sans oublier la formation des jeunes à devenir des entrepreneurs ruraux », a-t-il poursuivi. Et parlant de cette technique innovante promue par la société 4F, c’est très avantageux pour pouvoir augmenter la production rizicole. « Il s’agit notamment de l’application des germoirs biodégradables ou une mise en pot des plantules dans les pépinières pour faciliter leur transplantation dans  les champs  tout en évitant une perte à la culture, et ce, suivant la technique SRI. Ensuite, une motorisation du repiquage en mottes est effectuée. La machine est adaptée même à une petite superficie de 10 mX10 m. C’est à haut rendement mais avec un coût de revient réduit car elle a une performance de plus de 2 ha par jour. On n’aura plus ainsi besoin de payer une main d’œuvre de 70 personnes pour le repiquage », a fait savoir Juslain Raharinaivo, le directeur général de 4F et initiateur de cette invention.

Variété résistante. Par ailleurs, « l’utilisation de cette machine est moins coûteuse que les salaires de la main d’œuvre. Et on n’a besoin que 12kg/ha de semences améliorées », a-t-il enchaîné. Et le directeur général de la société 4F entend améliorer cette technique en effectuant un déplacement en Chine en vue d’acquérir des machines agricoles bien appropriées servant à faire une diffusion à grande échelle.  Parlant de semences améliorées, le centre de recherche FOFIFA a produit la variété FOFIFA 160 résistante à la maladie pyriculariose, au manque de phosphore et au changement climatique pour cette expérimentation. « Cette variété a également un potentiel de rendement », a conclu le Pr Razafinjara Lala,  directeur général du FOFIFA

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. 70 personnes en moins pour le repiquage multipliées par… Génial ! Elle seront certainement ravies de l’apprendre, qu’elles se rassurent néanmoins, les rangs des dahalo sont élastiques.. L’argumentation est sidérante..

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