Interventions post-catastrophe : Difficultés de financement pour les zones enclavées



Jacaranda
Certaines infrastructures ne sont toujours pas réhabilitées après les catastrophes naturelles de l’année dernière.

Plus de 37,73 millions USD ont été décaissés par le FID en 2017, dans ses interventions en faveur des couches les plus vulnérables. Cette année, environ 39 millions USD sont à mobiliser, soit environ 124,8 milliards Ariary.

Les infrastructures, les activités génératrices de revenus, l’assainissement… Presque tous les volets socio-économiques sont chamboulés, après les passages des catastrophes naturelles, dans les zones sensibles à Madagascar. Pour ses interventions post-catastrophe, le FID (Fonds d’Intervention pour le Développement) a formulé trois activités aux multiples impacts. « Les interventions se font dans les zones déclarées sinistrées. Nous avons mis en œuvre des activités Argent Contre Travail (ACT), qui permet en même temps d’améliorer les infrastructures et d’offrir des revenus pour les bénéficiaires. Ensuite, nous avons les activités Argent Contre Travail Productif (ACTP) ou filets sociaux productifs. Il y a également les Transferts Monétaires Conditionnels (TMC) et Non Conditionnels, ainsi que le fonds de soutien et le fonds de redressement », ont indiqué les responsables auprès du FID.

Financements. D’après le directeur des Filets Sociaux Productifs et Post Catastrophes, Narimanantsiory Rafidisoa, le FID ne dispose que de 1 million USD, pour ses interventions post-catastrophes. Cependant, à chaque cas de sinistre, cette organisation émet des requêtes de financements, ce qui lui a permis de décaisser jusqu’à 37,73 millions USD en 2017. « Les interventions se font suivant les besoins formulés dans les zones déclarées sinistrées. Ce sont surtout la Primature et le Ministère de la Population qui fournissent ces informations, en fonction des dégâts dans les régions victimes des catastrophes naturelles. Si l’on parle de réhabilitation d’infrastructures, les actions à faire durent généralement entre huit à dix mois, dont trois mois de procédures. Le FID est déjà rodé dans son domaine d’activités. Avec les partenaires habituels, on peut réagir au bout de 10 à 15 jours après le sinistre, si l’on prend l’exepmple de l’ACT. En ce qui concerne les infrastructures, il faut attendre la fin de la saison des pluies avant de commencer les travaux. Par ailleurs, pour les zones enclavées, on rencontre souvent des difficultés pour trouver des partenaires. Ces zones abritent pourtant les couches les plus vulnérables aux catastrophes naturelles », a-t-il indiqué. A noter que la Banque Mondiale et l’UNICEF sont les partenaires les plus cités par le FID, dans ses activités.

Antsa R.

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