Marchés des devises : La dépréciation de l’ariary se poursuit, l’euro à 4300 ariary



Jacaranda
Certains observateurs attendent une intervention de la Banque centrale pour stopper la dégringolade de l’ariary.

Le gouvernement Ntsay commence avec une conjoncture plutôt défavorable avec le retour en force de la dépréciation de l’ariary.

Cours des changes du lundi 18 – 06 – 2018, achat euro : 4322 ariary , dollar :  3743 ariary. Les cours de changes affichés hier sur un panneau lumineux défilant d’une banque primaire, pour les changes pour particuliers  font ressortir une nouvelle dépréciation de l’ariary.

Réalité. Des cours de changes qui font réfléchir les potentiels voyageurs, puisque sortir à l’extérieur pour des raisons  professionnelles ou familiales coûte actuellement beaucoup trop cher. Avec les cours d’hier par exemple, pour avoir seulement 500 euros, il faut débourser au moins 2.161.00 ariary et pour 500 dollars, il faut pas moins de 1.850.000 ariary. En somme la dépréciation de l’ariary est de nouveau là. En tout cas sur le MID, force est de constater que la perte de valeur de la monnaie nationale est une réalité depuis ces derniers mois.  On rappelle que l’euro a commencé en janvier avec une parité de 3876 ariary pour atteindre hier, les 3899 ariary, soit une perte de valeur de 23 points en moins de six  mois. Même topo pour le dollar qui a débuté l’année avec un cours de référence de 3220 ariary contre  3371 ariary hier, soit une différence de 151 points.

Importation pétrolière. Parmi les causes de cette dépréciation de l’ariary figure incontestablement une importante importation pétrolière. C’est ce qui a, d’ailleurs provoqué la hausse des prix à la pompe des carburants depuis le début de l’année. Heureusement que la situation pourrait s’inverser dans les semaines qui viennent avec les recettes d’importation attendues. Plus particulièrement les rapatriements de devises relatifs à l’exportation de la vanille. Les recettes en devises issues des exportations aurifères sont également attendues. Cependant, certaines sources annoncent  que des exportateurs d’or ne rapatrient pas régulièrement leurs devises. Par ailleurs,  la  haute saison touristique constitue également un facteur d’augmentation des recettes en devises. Mais en attendant, la dépréciation de l’ariary  risque de se poursuivre dans les jours qui viennent. A moins que la Banque centrale n’intervienne pour arrêter cette dégringolade de l’ariary. Une dévaluation qui risque de faire monter les prix.

R.Edmond.

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