Situation acridienne : Des biopesticides en phase de rémission



Jacaranda

La situation acridienne à Madagascar est actuellement en phase de rémission. « Aucune invasion de criquet n’est plus ainsi à craindre. Toutefois, il faut toujours entreprendre des mesures afin de pérenniser ce résultat. D’où, la mise en place des brigades villageoises, entre autres, afin d’impliquer les paysans dans la lutte tout en protégeant l’environnement », a expliqué Harison Randriarimanana, le ministre chargé de l’Agriculture et de l’Elevage, lors de l’ouverture de l’atelier de restitution des travaux réalisés par le Centre de lutte antiacridienne de Madagascar ou IFVM hier à l’hôtel Carlton à Anosy. Parmi ces mesures, il a également cité l’utilisation des biopesticides et la lutte mécanique pour des actions de lutte antiacridienne durable.

Calamité publique. Le directeur général de l’IFVM, le Dr Mandrano Julien, a exposé l’évolution de la situation acridienne depuis 2010 lors de cet atelier. En fait, Madagascar a été menacé par l’invasion acridienne en cette période malgré les efforts déployés par le CNA étant donné que, la capacité du centre était limitée à environ 100 000 ha de superficie d’infestation. « Durant la campagne 2013-2014, la calamité publique a été déclarée en raison de l’invasion acridienne. Les superficies infestées remontaient à plus de 1 690 000 ha, soit plus de 50% de la superficie de la Grande Ile, dont 1 220 000 ha ont été traitées. Une lutte curative a été ensuite faite selon le programme d’urgence du PNUA avec l’appui des différents bailleurs de fonds tels que le FIDA et la Banque Mondiale », a-t-il fait savoir. Et suite à la mise en œuvre du programme triennal étalé sur une période de 2013 à 2016, la superficie infestée par les criquets avait descendu de  618 627 ha. « Et c’était pendant les deux dernières campagnes que l’IFVM prenait en main la lutte, la densité de la population acridienne était réduite en dessous du seuil de grégarisation car seuls 10% de la superficie ont été contaminées. Enfin, la superficie infestée n’atteint plus maintenant que près de 35 000 ha. D’où la phase de rémission », a-t-il enchaîné. Quant à l’utilisation des biopesticides, le directeur général de l’IFVM a souligné que c’est employé notamment dans les zones de cultures infestées ou dans les aires protégées où l’on détecte des foyers, et ce, afin de protéger l’environnement et la santé publique.

Navalona R.

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