Entrepreneuriat : Des projets innovants présentés par des étudiants de l’IMGAM



Jacaranda
Ces produits alimentaires sont très prisés durant le salon.

Ils poursuivent encore leurs études à l’Institut de Management des Arts et Métiers (IMGAM). Cependant, ces jeunes étudiants ont déjà pu monter des projets innovants en commençant par leurs propres moyens.

Leurs projets ont été présentés dans le cadre de la 3e édition du salon des Etudiants organisé par cette université privée dans son enceinte à Ivandry vendredi dernier. Le thème de l’événement a été axé sur « Entrepreneurs & Créateurs ». « Notre objectif est de les soutenir pour qu’ils aient leur  propre initiative de monter des projets innovants, et ce, dans un esprit de créativité. La plupart d’entre eux se lancent notamment dans le secteur agro-alimentaire ou bien dans la transformation des produits agricoles en vue d’une création de la valeur ajoutée », a évoqué Rakotoson Martin Pierre, le président de l’IMGAM.

Beaux emballages. Parmi les projets exposés durant le salon, la transformation du « Moringa » ou « Ananambo » qui est une plante à plusieurs vertus en poudre, était à l’honneur. Tsiferana Sata Andrianina, ayant obtenu son licence en Marketing en 2016, a pu fabriquer des cookies, des cakes et des krackers à base de ce produit. « Je poursuis en ce moment une formation en entrepreneuriat organisé par le centre d’incubateur CADI de l’AMDP à Iavoloha suite à un concours. Je me spécialise également en matière de fabrication d’emballage servant à conditionner mes produits finis, et tout cela, avec mes propres moyens. J’ai déjà participé à plusieurs événements économiques dont entre autres, Enjoy Madagascar et tout récemment le Salon de l’Industrie de Madagascar », a-t-il confié. Ses produits sont déjà mis en vente chez « House of Sweets Coffee » à Ampefiloha. Quant à Jacky Andriarimalala, étudiant en 3e Année, filière « Finances & Comptabilité », il se lance à fond dans la production de poudre de soja instantané parfumé au chocolat et de poudre de lait de soja présentés également dans de beaux emballages. « J’ai déjà vendu ce produit depuis 2011 dans des épiceries. Je dispose d’une machine de broyage de graines de soja que je collecte moi-même. Avec cette nouvelle présentation, j’envisage de faire de bonnes affaires. J’ai fait analyser mes produits au laboratoire. Et c’est bien comestible », a-t-il soulevé.

Produits du terroir. Pour Laha Nambinina, étudiante en 5e Année, filière « Administration & Management agroalimentaire », elle exploite les produits de son terroir, en tant qu’originaire d’Amboasary Atsimo, et ce, depuis un an déjà. « Je fabrique des confitures de cactus et de jujube ainsi que de l’huile de ricin, et ce avec une méthode artisanale. C’est tout naturel sans mélange de produits chimiques. Je trouve des débouchés auprès de ma famille et de mes connaissances. Et c’est très bien prisé », a-t-elle exprimé. Il y a d’autres étudiants qui ont exposé des fèves de cacao, du riz parfumé dit « Mme Rose » riche en amidon, de la vanille, des bois sculptés et bien d’autres faisant la réputation de leurs régions d’origine, dans le cadre de ce salon des Etudiants. Certains d’entre eux ont également pu organiser des vacances promotionnelles à Nosy-Be ou une ballade à Ampefy en une journée.

Le promoteur de projet, Fy, (3e à G.) a percé un marché via facebook.

Facebook. Et s’agissant du jeune étudiant diplômé de licence en Création d’Entreprise en 2016, nommé Fy pour ses intimes, son projet a connu un stade plus avancé qui a été concocté en deux ans. « Je produits des huiles essentielles à base de cyprès, de gingembre, de girofle, de romarin, de « Rambiazina » et de « Ravintsara », entre autres. Je dispose d’un alambic d’une capacité de 1 500 litres avec l’appui de mes parents. J’ai pu percer un marché via facebook où il y avait une demande de 10kg de l’huile essentielle. Je n’ai pu honorer que 4kg car c’était un début. Entre temps, je produis du « menak’omby » ou suif de bœuf parfumé aux huiles essentielles qui a également plusieurs vertus. Plus de 200 échantillons ont été distribués à mes connaissances et les retombées ont été majoritairement positives. Tous mes produits sont déjà analysés au  Laboratoire de contrôle des Pesticides du ministère chargé de l’Agriculture avant de satisfaire cette demande. C’est vérifié conforme à la norme. Mes clients qui visent l’exportation ont ensuite effectué une contre-analyse », a-t-il déclaré.

Fonds de garantie. Par ailleurs, « nous avons lancé un fonds de garantie en partenariat avec la banque BFV pour soutenir financièrement les projets de ces étudiants. Ceux-ci n’ont qu’à faire un dépôt de 200 000 Ar pour pouvoir en bénéficier, tout en présentant des projets viables et bancables. On demande 500 étudiants. Même les sortants peuvent en tirer profit. Nous sollicitons également les étudiants  à faire des réflexions durant leurs études. Cela fait d’ailleurs partie des sujets d’examens avec des documents autorisés, et ce,   afin qu’ils aient le maximum d’initiatives en matière de création d’entreprises », a conclu le président de l’IMGAM.

Navalona R.

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