SIRAMA Ambilobe-Namakia : 20 millions USD d’impayés par la société chinoise



Jacaranda

Les contrats conclus par les sociétés d’Etat avec des entreprises privées sont à revoir. Le ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé, Guy Rivo Randrianarisoa, l’a évoqué hier lors d’un atelier sur le programme national de développement des coopératives à l’hôtel Ibis à Ankorondrano. Il a cité entre autres, le cas d’une société chinoise ayant fait un contrat de location gérance de la SIRAMA à Ambilobe et à Namakia, ainsi que la SUCOMA à Morondava. « Elle n’a pas payé la location alors qu’elle exploite la société sucrière à Ambilobe et à Namakia depuis quelques années. Les impayés qu’elle devra régler à l’Etat se chiffrent actuellement près de 20 millions USD. Certes, il y avait eu des incidents provoquant la destruction des infrastructures dans la SUCOMA à Morondava mais, cette société chinoise n’a pas réalisé des investissements en vue de relancer cette activité qui va permettre de générer des emplois locaux. C’est une des raisons qui entraînent la recrudescence de l’insécurité dans la région du Menabe », a-t-il dénoncé.

Délai de trois semaines. En outre, il a également  révélé qu’une autre société exploitant la SIRAMA à Nosy-Be et à Brickaville n’a pas respecté le contrat avec l’Etat. « Cette entreprise a évoqué qu’elle a déjà réalisé des investissements de l’ordre de 20 milliards Ar, mais j’ai effectué moi-même une descente sur ces sites et aucune activité n’a été faite pour relancer la production sucrière. Face à cet état de fait, j’ordonne ces sociétés privées contractantes de faire une régularisation, et ce, dans un délai de trois semaines. Au-delà de cette échéance, leurs contrats avec l’Etat seront rompus. En fait, il faut respecter la loi en vigueur en vue de défendre les intérêts des industries nationales, des employés et du peuple malagasy », a déclaré le ministre de l’Industrie, Guy Rivo Randrianarisoa.  Et parlant des coopératives, le ministre de tutelle a évoqué qu’on parle plutôt des coopératives des producteurs. « Leur regroupement s’impose afin qu’ils aient des prix de production rémunérateurs. La mise en place des PME assurant la transformation de leurs produits sur place avant leur écoulement sur le marché, est ainsi en vue en partenariat avec des bailleurs de fonds », a-t-il conclu.

Navalona R. 

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