Tsimanampesotse – Nosy Ve Androka : Une nouvelle Réserve de biosphère de l’UNESCO



Jacaranda
C’est la nouvelle Réserve de Biosphère de l’UNESCO.

Le Conseil International de Coordination du programme Man and Biosphère (MAB), qui s’est réuni tout récemment à Palembang en Indonésie, a labellisé Tsimpanampesotse-Nosy Ve Androka en tant que nouvelle Réserve de biosphère de l’UNESCO.

Ayant une superficie totale de 1 777 019 ha, celle-ci se situe à cheval entre les districts de Toliara II, de Betioky et d’Ampanihy Ouest dans la Région Atsimo Andrefana de Madagascar. Elle englobe trois Aires Protégées, à savoir, le Parc National Tsimanampesotse et le Parc National Nosy Ve-Androka, qui sont tous les deux gérés par « Madagascar National Parks » ainsi que le Paysage Harmonieux Protégé Amoron’i Onilahy.

Fort taux d’endémicité. Il faut savoir que les Réserves de biosphères ont trois fonctions majeures. La première consiste à la conservation de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes. La 2e fonction vise le développement socio-économique tandis que la 3e fonction porte sur le développement des activités de recherche, de surveillance et d’éducation. Parlant de la Réserve de biosphère de Tsimanampesotse-Nosy Ve Androka, elle contribue à la conservation d’un ensemble de plusieurs écosystèmes sensibles, fragiles et prioritaires. On peut citer, entre autres, les structures récifales, les plages, les dunes, les marais maritimes, les mangroves, les formations forestières, le lac Tsimanampesotse, les marais maritimes, le karst et les eaux souterraines. Au niveau des écosystèmes terrestres, on recense des espèces floristiques et faunistiques à fort taux d’endémicité atteignant jusqu’à 90%.

Conservation et développement. Par ailleurs, la labellisation de ce littoral Sud-ouest de Madagascar en tant que Réserve de Biosphère contribue au développement socio-économique considérable de la localité et partant du pays. Elle permettra en fait d’intégrer le développement de l’écotourisme, l’amélioration du niveau de vie de la population locale et le désenclavement de la zone. Rappelons que MNP se penche désormais vers une conservation de la biodiversité, mais liée avec le développement pour l’intérêt communautaire. Une standardisation du système de gestion, aux normes internationales, selon les directives du programme MAB de l’UNESCO, testé dans 686 sites de 122 pays dans le monde, apportera un plus en matière de conservation tout en assurant un développement dans cette localité qui vient d’être labellisée.

Recueillis par Navalona R.

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