Baromètre de l’industrialisation : Une situation de base alarmante présentée hier



Jacaranda
L’état zéro du Baromètre de l’industrialisation a été présenté hier par l’Alliance pour l’industrialisation durable de Madagascar.

Les problèmes liés à l’insécurité, l’énergie, la fiscalité et les infrastructures forment les principaux obstacles au développement industriel, qui est encore au stade « médiocre », selon l’Alliance pour l’Industrialisation Durable de Madagascar (AIDM).

Des indicateurs économiques inquiétants, qui reflètent pourtant la réalité, ont été publiés hier. Les membres de l’AIDM ont présenté la situation de base ou état zéro du Baromètre de l’industrialisation, lors d’une conférence publique organisée au Colbert Antaninarenina. Un piètre indice global de 26 sur 100, qui place le climat global du secteur industriel au niveau médiocre ; un indice social de 38 sur 100, indiquant que les travailleurs ne sont pas du tout satisfaits de la situation actuelle du secteur de l’industrie ; et un indice de la conjoncture future de 48 sur 100, qui illustre une évolution positive attendue par les différents acteurs, pour les six prochains mois. C’est le résumé chiffré de cet état de base, présenté par l’Alliance.

Suivi. « Cette situation de départ permettra de mesurer l’évolution de l’industrialisation. Les indicateurs sont alarmants, mais nous espérons des changements dans le futur. Des recommandations seront bientôt présentées pour améliorer cette situation. Nous prévoyons de publier un rapport, tous les trois mois, pour suivre l’évolution de l’industrialisation et également le respect de l’application et les impacts de la loi pour le développement industriel », a affirmé Rivo Rakotondrasanjy, représentant du FIVMPAMA, qui assure actuellement la vice-présidence de l’AIDM. A noter que cette alliance regroupe également le SIM (Syndicat des industries de Madagascar), le SSM (Solidarité Syndicale de Madagascar) le CTM (Congrès des Travailleurs de Madagascar) et le CREM (Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar), qui assure les aspects techniques.

Freins. Selon les enquêtes menées par le CREM auprès des différents acteurs de l’Industrie malagasy, la faiblesse du pouvoir d’achat domestique, la mauvaise qualité des infrastructures, l’insécurité, les difficultés d’accès à l’énergie, les coûts de transport, la concurrence déloyale et l’instabilité du taux de change, constituent un frein au développement de l’industrie. Les résultats d’enquêtes ont également cité la nuisance des mesures fiscales et douanières, évoquées par 85,37% des industriels ; ainsi que les offres bancaires jugées non incitatives à 87%, selon les avis des chefs d’entreprises. D’après les acteurs du secteur de l’industriel, seulement 17,5% des actions politiques de l’Etat sont correctes, pour favoriser réellement le développement industriel. Nous en reparlerons.

Antsa R.

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