Economie bleue : Un investissement de 2,7 milliards USD contracté avec la Chine  



Jacaranda
La Chine investira 2,7 milliards USD, soit environ 8 640 milliards Ariary, à Madagascar sur une période de 10 ans, pour développer l’économie bleue.

Les investissements chinois à Madagascar vont crescendo. L’«Agence Malagasy de Développement Economique et de Promotion des Entreprises » (AMDP) a signé à Pékin, le 5 septembre dernier, un accord cadre pour le développement de l’économie bleue représentant un montant global d’investissement de 2,7 milliards USD, soit environ 8 640 milliards d’Ariary, sur 10 ans. L’accord a été signé avec le consortium « Taihe Century Investments Developments Co. Ltd », en marge du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 2018) et prévoit la création d’au moins 10 000 emplois directs à Madagascar dans les trois prochaines années. Ainsi, six projets structurants pour Madagascar sont envisagés à l’horizon 2025, dans le domaine de la pêche, de l’aquaculture, de la lutte contre la pêche illégale, des chantiers navals et de centres de loisirs, ainsi que d’un centre de formation.

Lancement. Une première phase de trois ans doit démarrer avant la fin de l’année 2018, avec la création de plusieurs sociétés représentant un premier investissement de 700 millions USD. Sur la première société de pêche côtière, une flotte de 330 navires est prévue, représentant 3 600 emplois directs à court terme. Présent à la cérémonie de signature d’accord, le président Hery Rajaonarimampianina a soutenu que cet accord cadre est un dossier très important pour Madagascar, avec un impact immédiat pour l’économie du pays. « Le développement de notre économie maritime est l’un des sept moteurs de croissance de Fisandratana 2030, le plan de transformation de l’économie à l’horizon 2030. Pour nos partenaires chinois, cet accord cadre s’inscrit également dans une dynamique globale : les nouvelles routes de la soie passent par Madagascar », a-t-il affirmé. Par ailleurs, un second projet sur la désalinisation de l’eau de mer sur le littoral de la région de l’Androy prévoit une production quotidienne de 10 000 m3. L’eau « désalinisée » sera stockée, gérée et distribuée dans des zones de production de l’Androy. Cela permettra la plantation de bambou afin de régénérer l’écosystème de la région. Cette production se fera avec l’appui de l’INBAR (International Network for Bamboo and Rattan).

Antsa R.

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