Biodiversité végétale : Deux projets mis en œuvre par le CNRE

Un programme de soutien aux initiatives en matière de biodiversité végétale est lancé dans 22 pays francophones intertropicaux, dont Madagascar.

Il s’agit plus précisément du programme Sud Expert Plantes Développement Durable (SEP2D), qui finance en tout trente projets dans ces pays d’intervention. Parmi lesquels, six projets sont réalisés dans la Grande Île. Et c’est le Centre National de Recherches sur l’Environnement (CNRE) qui met en œuvre deux de ces six projets, à savoir le projet DECORE et le projet Mi-restaure.

Une première rencontre entre les porteurs de projets et l’équipe du programme SEP2D a eu lieu au CNRE.

Biodiesel. « Le premier projet consiste à assurer la restauration écologique des surfaces exploitées par la compagnie minière QMM, tout en fournissant des alternatives aux besoins des populations locales après l’accaparation des sols des villageois. Cela permet de développer une agriculture alternative, telles que les cultures maraîchères, la plantation des légumineuses à graines et la culture de plantules en pépinières, servant à la production de bois de chauffe ou de bois d’œuvre », a soulevé le Dr Rondro Baohanta, porteur du projet. Quant au second projet, il s’agit d’un projet mené par le Pr Herizo Randriambanona, pour utiliser le genre Millettia (Fabaceae) comme outil de restauration des zones dégradées par les projets miniers, et ce, en vue de la création d’une nouvelle filière biodiesel. « Cette espèce d’arbre est capable de se développer même dans des conditions pédoclimatiques difficiles. Ses fruits riches en huile végétale pourraient être valorisés sous forme de biodiesel », a-t-il fait savoir. Il faut savoir que ces projets sont réalisés par le CNRE avec ses partenaires tels que QMM, l’Institut de Recherche pour le Développement et les communautés locales.

Quatre thématiques. Ces porteurs de projets, qui dureront quatre ans, ont présenté leur état d’avancement et l’évolution de leurs recherches pour cette première année de travail, dans le cadre d’une rencontre avec les responsables du programme SEP2D dernièrement au CNRE à Fiadanana. Le projet est mis en œuvre dans diverses régions telles que Fort-Dauphin, Vatomandry, Mandoto, Ambositra et Antsirabe. La communauté scientifique est incitée à travailler sur des thèmes appliqués, notamment les grands enjeux de la conservation et de la valorisation de la biodiversité végétale tropicale. Plus précisément, ce programme s’appuie sur un conseil scientifique et pédagogique articulé autour de quatre thématiques, à savoir les forêts et mines, la pharmacopée, cosmétique, agro-biodiversité, les recherches et collections, ainsi que la formation et la sensibilisation. « Ce programme contribue au développement économique du pays. De plus, cela représente un appui à la communauté scientifique nationale. C’est un programme de développement conçu suivant les besoins et les recherches menées au niveau local », a exprimé Jean-Pierre Profozi, Assistant technique mobilisateur du SEP2D.

 Navalona R.

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