Extrême pauvreté en 2050 : 90% des victimes concentrées dans la région subsaharienne  

La pauvreté diminue dans le monde, mais s’aggrave en Afrique subsaharienne.

Alors que l’extrême pauvreté diminue davantage, avec un taux estimé à 3% de la population mondiale en 2030, la situation en Afrique subsaharienne – où se trouve Madagascar – va empirer, selon une étude conduite par la Banque mondiale.

Très mauvaise nouvelle pour Madagascar. La structure démographique des ménages, la fragilité institutionnelle et les conflits sont les principaux facteurs de cette évolution négative de la situation de la pauvreté dans la région subsaharienne, d’après les explications. Ces facteurs sont, en effet, tous constatés à Madagascar, où les ménages pauvres comptent proportionnellement davantage de membres économiquement dépendants des adultes en âge de travailler ; où les institutions sont fragiles ; et où les crises cycliques persistent, malgré les catastrophes qu’elles ont engendrées dans le passé. « L’extrême pauvreté a connu un recul rapide à l’échelle mondiale. Selon les estimations, le nombre d’habitants vivant dans l’extrême pauvreté, en dessous du seuil de 1,9 USD par jour, est passé de 1,9 milliard en 1990 à environ 700 millions en 2015. Pourtant, cette extrême pauvreté continue de progresser en Afrique subsaharienne, qui abritait en 2015 plus de la moitié de la population mondiale extrêmement pauvre. Les projections indiquent que cette région concentrera en 2050 près de 90 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté », a noté la Banque mondiale dans son rapport.

Nouvel indicateur. Depuis 2010, le taux de pauvreté ne cesse d’augmenter dans les Etats fragiles ou touchés par un conflit. 35 de ces Etats ont affiché un taux de pauvreté de 34,4% en 2011, qui s’est aggravé à 35,9% en 2015, alors que la pauvreté mondiale ne cesse de régresser. Cette inégalité se creuse au fur et à mesure que le temps passe. Pour la Banque mondiale, l’objectif de ramener le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté à moins de 3% de la population mondiale, d’ici à 2030, devrait être atteint, si l’on se réfère aux progrès remarquables accomplis au cours des dernières décennies. Mais cela ne bénéficie pas à tous les pays. De la même façon, l’évolution des revenus présente d’importantes inégalités dans les pays pauvres comme Madagascar. Selon les seuils internationaux, les personnes extrêmement pauvres sont celles qui gagnent moins de 1,9 USD par jour, soit environ 6.100 ariary, l’équivalent de 183.000 ariary par mois. Le seuil pour les revenus moyens inférieurs est fixé à 3,2 USD par jour, soit environ 10.250 Ariary, ou 307.500 Ariary par mois ; et les revenus moyens supérieurs à 5,5 USD par jour, soit 17.600 ariary, l’équivalent de 528.000Ariary de revenus nets mensuels. Mais pour la Banque mondiale, la pauvreté ne se réduit pas aux aspects monétaires. Cette institution a lancé le « Seuil de pauvreté sociale » qui combine l’extrême pauvreté à un bien-être relatif, suivant chaque pays. D’après les explications, cette mesure pluridimensionnelle considère le revenu, l’éducation, l’accès à l’électricité, à l’eau et l’assainissement. Bref, des volets pour lesquels Madagascar est également à la traîne.

Antsa R.

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  1. Seuil de pauvreté sociale pour Madagascar va empirer, selon une étude conduite par la Banque mondiale. Remercie Dieu tout puissant qu’actuellement on est en date d’élection présidentielle pour voter le candidat N°13 Andry RAJOELINA jeune avec la vision très claire et concrète pour changer la page et orienter notre pays au développement en bref délai

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