Elevage : « Les maladies affectant nos cheptels sont introduits à Madagascar »,

Lors de la remise de certificat de reconnaissance au Pr Rafatro Herintsoa

Selon le Pr Rafatro Herintsoa

Le nombre de docteurs vétérinaires qui assurent le contrôle de la santé animale est encore insuffisant à Madagascar. En effet, ils ne sont que 400 médecins vétérinaires éparpillés dans toutes les régions de l’île, soit un ratio d’un docteur vétérinaire pour un cheptel d’élevage de 100.000 têtes. La région Atsimo Atsinanana en fait défaut. Et le Département d’Enseignement des Sciences et de Médecine Vétérinaires (DESMV) au sein de la Faculté de Médecine, qui est situé à Ambatobe, n’ont pu former que 272 docteurs vétérinaires depuis sa création en 2003. Le Pr Rafatro Herintsoa, le chef de Département l’a évoqué hier lors de la cérémonie de sortie de trois promotions, à savoir « Volavita », « Soimanga » et « Lemasao ».

Grande clinique. En outre, « les maladies affectant nos cheptels sont introduits à Madagascar. Il s’agit entre autres, du charbon touchant l’élevage bovin et de l’épidémie de peste qui a tué les porcs et les volailles ainsi que de la varoise affectant l’apiculture », selon ses explications. Toutefois, « les docteurs vétérinaires, malgré leur faible nombre, ne ménagent pas leurs efforts pour soutenir les éleveurs et mettre à leurs dispositions des vaccins et des médicaments vétérinaires en élevage afin de lutter contre ces maladies », a-t-il poursuivi. Ce n’est pas tout ! La mise en place d’une grande clinique dite Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire (CHUV), grâce au partenariat entre le DESMV et l’Ordre National des Vétérinaires de Madagascar, constitue un autre atout permettant de mieux maîtriser les maladies affectant les animaux d’élevage dans le pays tout en développant les recherches. La réception technique des travaux de construction de cette infrastructure s’est tenue hier. Par ailleurs, le Dr Fienena a remis un certificat en guise de reconnaissance au Pr Rafatro Herintsoa, qui a terminé son mandat.

Navalona R.

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