Développement de Toliara : Basé sur la lutte contre l’insécurité

Jacaranda

Des jeunes cadres de la Faritany de Toliara regroupés au  sein de l’association JCFATO ont organisé hier une conférence-débat dans le but d’apporter une contribution au développement de cette province. En effet, « Madagascar a été classé par la Banque Mondiale comme étant le pays le plus pauvre dans le monde. Et Toliara est qualifié depuis si longtemps comme une des provinces les moins avancés dans la Grande île. Raison pour laquelle, nous avons organisé pour la première fois cette conférence-débat dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de notre association. L’objectif consiste à mettre en avant le contexte socio-économique de Toliara et à identifier les obstacles empêchant son développement ainsi qu’à saisir les opportunités d’investissement dans cette province », a expliqué Soja Lahimaro, le président de JCFATO, lors de l’ouverture de cet événement hier à l’hôtel Carlton. Et comme priorité, « des actions doivent être menées afin de lutter contre l’insécurité des biens et des personnes étant donné que c’est la base de développement  de Toliara », a-t-il poursuivi.

Avantage comparatif. « Une fois résolue, cela permet d’attirer des investisseurs tout en créant des emplois dans les quatre régions de Toliara, à savoir, Anosy, Androy, Atsimo Andrefana et Menabe. En outre, on le qualifie toujours de cimetière de projets puisque des organismes internationaux ont voulu mettre en place un système leur permettant de tirer profit sur le long terme. En effet, si les financements alloués pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans le Sud ont été utilisés à bon escient, des retombées socio-économiques palpables seraient ressenties. Une volonté politique s’impose ainsi. Du coup, nous allons faire un lobbying auprès des nouveaux dirigeants de la Grande île afin de redorer l’image du Grand Sud », a fait savoir Soja Lahimaro. Parmi les opportunités identifiées dans cette province, on peut citer, entre autres, sa forte potentialité en matière d’élevage bovin, ovin et caprin. En outre, une grande superficie de terrain arable qui y est encore inexploitée, est favorable au développement de l’agro-business, pour ne citer que la culture à grande échelle de l’arachide. On peut également développement l’écotourisme car le Grand Sud dispose les 20% des Aires Protégées recensées à Madagascar. Cet axe constitue d’ailleurs la destination la plus prisée par les touristes internationaux. Sa potentialité en ressources d’eau permettant de produire de l’électricité et ses richesses en ressources halieutiques notamment les langoustes constituent d’autres avantages comparatifs pour Toliara.

Navalona R.

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  1. Très bonne initiative et projets louables.! Allez y jeunesse.!!

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