Filière poulet de chair : Elaboration d’une stratégie pour son développement

Le « Malagasy Professionnels de l’Elevage » (MPE) a organisé un atelier de formation sur le développement de la filière poulet de chair et œuf au CNEAGR à Nanisana hier. « L’objectif consiste à mobiliser toutes les parties prenantes afin d’élaborer une stratégie de développement de cette filière. En effet, le marché local est loin d’être saturé. Par contre, diverses contraintes entravent au développement de cette filière porteuse », a expliqué Rabearivelo Andriamananarivo, le PCA de MPE, lors de l’ouverture de cet atelier hier.

Charge de production élevée. On peut citer, entre autres, le  faible  taux de consommation des produits dérivés de cette filière avicole, n’atteignant que 4 kg par personne par an et 19 œufs par personne par an en raison de la faiblesse du pouvoir d’achat de la population malgache. « C’est même encore plus bas que celui des Comores alors que cette île voisine  importe des poulets de chair et des œufs en provenance de Madagascar. En outre, les risques sanitaires sont élevés faute de non- respect de conduite d’élevage, sans parler du problème de concentration de l’alimentation des volailles. Ce n’est pas tout ! Les éleveurs ne sont pas des entrepreneurs car ils ne maîtrisent même pas leur coût de revient et ne disposent pas de journal servant à dresser leur bilan périodique.  Du coup, leur charge de production est également plus élevée que celle des éleveurs à Maurice », a-t-il fait savoir.

Contrôle aux frontières. Face à cette situation, le MPE ne cesse de contribuer à la  professionnalisation des éleveurs, en particulier les aviculteurs, par le biais de différentes formations.  « De son côté, l’administration doit prendre des mesures adéquates en renforçant les contrôles des produits d’origine animale au niveau des frontières, pour éviter l’introduction des maladies affectant nos cheptels d’élevage. En fait, nos frontières sont  toujours qualifiées de passoir », a précisé Rabearivelo Andriamananarivo. Notons que des  représentants du ministère de tutelle, des parlementaires, des groupements des éleveurs et bien d’autres acteurs concernés, ont participé activement à cet atelier.

Navalona R.

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