Concept « paysages durables » : Une priorité pour Conservation International

Jacaranda
Protéger la nature garantit la nourriture, l’eau douce et les moyens de subsistance de la population.

Le concept de « Paysage durable » figure parmi les priorités institutionnelles de Conservation International (CI).

Il se définit comme un espace où le capital naturel est géré en association avec des systèmes de productions durables à une échelle qui englobe de multiples niveaux de gouvernance, dans un but d’améliorer le bien-être humain. Du fait de l’importance en biodiversité, des actions de développement menées avec les populations locales et les systèmes de gouvernance instaurés, les corridors CAZ (corridor Ankeniheny-Zahamena) et COFAV (Corridor Forestier Ambositra-Vondrozo) figurent parmi les seize « paysages durables » de CI au niveau mondial. Ils font l’objet d’un suivi à travers un tableau de bord spécifique. L’approche adoptée débute par une analyse des pressions et des menaces dans le paysage, suivie de la définition de stratégies, de chaînes de résultats et d’actions adressant ces menaces ainsi que de la cartographie des interventions

Modèles commerciaux. La durabilité financière de ce paysage est adressée dans un plan financier à long terme qui repose essentiellement sur des activités économiques. Cela passe par l’identification et le développement de modèles commerciaux basés sur des chaînes de valeurs prometteuses, liée aux actions de conservation à travers la concrétisation des « accords de conservation » avec les communautés locales. Rappelons que le projet « Paysages durables dans l’Est de Madagascar » a été lancé le 15 juin 2018 à Antananarivo. Il y a eu ensuite des lancements au niveau régional, notamment à Ranomafana et à Ambalavao pour le COFAV, puis à Ambatondrazaka et à Toamasina pour le CAZ. Les autorités étatiques dans la région Atsimo-Atsinanana ont encouragé toutes les parties prenantes à travailler ensemble. Ils ont réitéré leur volonté à appuyer la préservation des ressources naturelles. Notons que ce projet est financé par le Fonds Vert pour le Climat ou Green Climate Fund. C’est caractérisé par le partenariat public -privé. L’objectif consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la vulnérabilité des populations face au changement climatique.

« Interdits » et « opportunités ». En fait, Conservation International s’engage à protéger la nature qui va garantir la nourriture, l’eau douce et les moyens de subsistance à la population. L’importance de l’implication des communautés dans la gestion et la conservation des écosystèmes naturels a été mise en évidence. Force est également de reconnaître que le développement d’un pays et la réduction de la pauvreté ne peuvent se concevoir sans la préservation des services essentiels qu’apportent la biodiversité et plus généralement les écosystèmes. A titre d’illustration, c’est par la protection des forêts, que l’on pourra réduire les émissions de gaz à effet de serre et atténuer par la suite les effets du changement climatique. On pourra également préserver les sources d’eau douce, par le biais de l’aménagement des bassins versants. En outre, c’est la préservation des écosystèmes en amont qui assure la productivité des zones agricoles en aval. Ce qui va garantir la sécurité alimentaire. Par ailleurs, c’est de la bioprospection en milieu naturel qu’on attend les progrès les plus significatifs en matière de recherche pharmaceutique, une condition essentielle pour la sécurité sanitaire. Bref, On est donc passé d’une conception de la conservation fondée sur les « interdits» à une conception fondée sur les «opportunités».

Recueillis par Navalona R.

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