Environnement : Reboisement de mangrove dans la région SAVA  

3.400 propagules ont été plantées dans le « Fokontany » Antsampilay, Commune Ampisikina, District Vohemar, durant les journées de reboisement de mangroves.

Trois hectares de mangroves ont été reboisés dans le « Fokontany » Antsampilay, Commune Ampisikina, District Vohemar. C’était les 8 et 9 janvier derniers, lors des journées de reboisement initiées par la Direction Régionale des Ressources Halieutiques et de la Pêche de la Région SAVA (DRRHP-SAVA), en collaboration avec l’ONG Fanamby. 3.400 propagules ont été plantées durant ces journées de reboisement de mangroves. Selon les responsables auprès du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques, l’objectif de ce reboisement concerne la préservation, la conservation et la valorisation de l’habitat naturel des ressources halieutiques dans les forêts de mangroves. « L’atteinte de cet objectif permet d’améliorer la production halieutique, notamment l’accroissement du rendement en crabes de mangrove, le scilla serata. Telle est la politique prônée par le Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche, dirigé par Augustin Andriamananoro. Une politique devant s’améliorer davantage pour cette année 2019 et les années à venir », ont-ils annoncé.

Immense. La Région SAVA dispose de 3.000 Ha de forêt à palétuvier. Il s’agit d’une zone d’habitation et de reproduction de diverses ressources halieutiques. D’après les informations, la DRRHP SAVA prévoit de reboiser 65 Ha de forêt de mangrove cette année 2019. D’après le programme, 15 Ha seront reboisés par la DRRHP et les 50 Ha en collaboration avec l’ONG Fanamby. Cette ONG est en charge de la gestion des aires protégées dans cette région. Selon le directeur Régional des Ressources Halieutiques et de la Pêche SAVA, Rabezandry Bruno, la prochaine campagne aura lieu au mois de mars, le temps que les graines de mangroves soient mûres. Concernant la sécurité de la forêt de mangroves, la DRRHP et les associations des pêcheurs surveillent les lieux de reboisement, grâce à l’application du système de surveillance communautaire. Il est à noter que plus de 40% de la forêt à palétuvier de la région était décimé par les habitants environnants pour la production de bois de construction, de bois de chauffe ainsi que le défrichement pour avoir des surfaces cultivables. Des pratiques qui doivent changer.

Antsa R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire