4e revue de la FEC : Confiance du FMI concernant les réformes économiques et l’IEM

Jacaranda
Une bonne entente entre le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato et Marshall Mills, Chef de mission pour Madagascar du FMI.

Les relations actuelles entre le Fonds Monétaire International (FMI) et Madagascar se présentent plutôt sous de bonnes perspectives

Le nouveau Président de la République et le gouvernement ont expliqué. Le FMI est convaincu. L’équipe du FMI dirigée par Marshall Mills, Chef de mission pour Madagascar est rentrée plutôt satisfaite de la visite qu’elle vient d’effectuer à Madagascar du 11 au 15 février dernier, dans le cadre de la quatrième évaluation du programme de réforme économique de Madagascar soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

Conformes. Les réunions avec les autorités malgaches, dont le Président de la République Andry Rajoelina, ont en tout cas permis aux techniciens du Fonds d’être convaincus de la volonté du régime actuel d’avancer dans le processus de développement du pays, à travers les réformes économiques et les projets d’investissements envisagés. « Le Président et le nouveau gouvernement ont signifié aux équipes du FMI leur engagement à accélérer les réformes économiques dans le cadre du programme appuyé par la FEC et à poursuivre la coopération avec le Fonds » a notamment déclaré Marshall Mills, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Economie et des Finances Randriamandrato Richard. « Les plans du nouveau gouvernement pour renforcer les dépenses sociales et d’investissements sont déterminants pour une croissance inclusive et concordent avec les priorités du programme » a-t-il ajouté. Sur ce point d’ailleurs, Marshall Mills a reconnu que les orientations du nouveau programme national de développement et de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) sont conformes avec celles de la FEC. A propos de l’IEM, il a notamment déclaré : « J’ai vu le document et j’ai constaté que les priorités sont conformes avec celles de la FEC, concernant notamment la priorisation des dépenses sociales et des dépenses d’investissement ».

Continuité. En somme, le régime Rajoelina mise, tout d’abord, sur la continuité des réformes engagées ces dernières années et qui ont permis au pays de retrouver petit à petit la croissance. « Les développements économiques ont été généralement favorables en 2018, malgré le cycle électoral » reconnaît le FMI qui est donc satisfait des performances économiques enregistrées. «La mise en œuvre du programme soutenu par la FEC est restée généralement satisfaisante tout au long de l’année, en dehors de quelques faiblesses dans le recouvrement des recettes en fin d’année. Les autorités malgaches ont rempli tous les critères de performance du programme pour le premier semestre et ont fait des progrès sur les réformes structurelles clés, telle que l’ouverture du premier pôle anti-corruption à Antananarivo. Au deuxième semestre, l’exécution budgétaire a été compliquée par un léger manque de recettes intérieures, lié à la période électorale »

Perspectives positives. Et 2019 sera encore mieux, d’après toujours les estimations du Fonds. « Les perspectives restent positives pour 2019, avec une croissance qui devrait encore dépasser 5 pour cent dans un environnement économique stabilisé, renforcée par une plus grande stabilité politique et l’engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes économiques ». Mais surtout, le FMI ne reste pas indifférent, par rapport aux bonnes intentions du nouveau gouvernement. « Les plans du nouveau gouvernement pour renforcer les dépenses sociales et d’investissement sont déterminants pour une croissance inclusive et concordent largement avec les priorités du programme. Ces projets reposent de manière critique sur l’augmentation des recettes fiscales dans le cadre du programme, ce qui suppose la poursuite des réformes de l’administration fiscale et elles que le renforcement des procédures comptables, et la préservation des recettes, lesquelles pourraient souffrir de dépenses fiscales ou des régimes d’exonération. Une priorisation rigoureuse en matière de projets d’investissement et la préservation de la soutenabilité de la dette sont par ailleurs essentiels pour le succès de ces projets »

Déblocage. En somme, on assiste actuellement à une détermination sans faille du gouvernement à poursuivre les réformes. La gestion des finances publiques se fera avec les normes de gouvernance requises, a déclaré, le ministre des Finances et de l’Economie Randriamandrato Richard. « Nous serons extrêmement vigilants sur les respects de nos engagements en ce qui concerne les dépenses publiques et nous accordons une importance particulière à la nécessité d’augmenter les recettes publiques » a précisé le Grand Argentier. Bref, les techniciens du FMI vont rentrer à Washington avec des chiffres et des intentions encourageants. On attend la décision du Conseil d’Administration du Fonds dans les semaines qui viennent. Normalement ce sera le déblocage de la dernière tranche de la FEC. Une bonne perspective en somme pour Madagascar, puisque quand le FMI ouvre le robinet des financements, les autres bailleurs vont suivre. Sur ce point, d’ailleurs, Marshall Mills a déclaré, en ce qui concerne les projets de l’IEM que sources de financement sont déjà identifiables. « Ces financements peuvent provenir des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux, mais également sous forme de partenariat public- privé » a précisé, pour sa part le ministre de l’Economie et des Finances. C’est parti pour la marche vers une croissance soutenue et inclusive.

R.Edmond.

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