Jardin d’Antaninarenina : Un acheteur intercepté, deux autres recherchés par la Gendarmerie

Jacaranda
Laza Andriamanjato, directeur des Domaines et de la Propriété Foncière au sein du MAHTP.

Une enquête a été ouverte après la découverte de la vente illicite du Jardin d’Antaninarenina. Le président du Conseil de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et un rapporteur de Conseil ont déjà été auditionnés.

Toutes les personnes concernées de loin ou de près, par la vente illégale du Jardin d’Antaninarenina seront auditionnées, selon le Ministère chargé de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics (MAHTP). Le directeur des Domaines et de la Propriété Foncière, Laza Andriamanjato, a expliqué le rôle de son département, qui consiste, entre autres, à enregistrer les actes concernant les titres fonciers et les cadastres. L’enregistrement d’un transfert de propriété ne peut se faire, que lorsque toutes les conditions légales sont remplies, a-t-il noté. S’exprimant sur le cas du Jardin d’Antaninarenina. « Il est vrai que le terrain où se trouve ce jardin appartient à la CUA, selon l’acte de situation juridique. Et pourtant, nous avons appris au Ministère que des responsables auprès de la Commune ont procédé à la vente de ce terrain. L’existence d’un acte de vente élaboré par un haut responsable a permis de découvrir ce qui se tramait. La démarche dans la réalisation de la vente est déjà illégale, mais nous savons en plus ce qui se trouve sur ce terrain : un jardin fréquenté par le public. Il s’agit d’un Domaine public qui doit être dédié à l’usage du peuple. En bref, la vente est tout simplement irrégulière », a affirmé Laza Andriamanjato, lors d’une rencontre avec les médias.

Réaction. A noter que l’Etat est immédiatement intervenu, dès que le ministre (MAHTP) Hajo Andrianainarivelo a appris l’existence de l’acte de vente. Des enquêtes sont lancées concernant tous les terrains appartenant aux Communes dans tout Madagascar, et qui ont été mis en vente. Une enquête est déjà en cours à Fianarantsoa. De même à Toamasina et dans les autres grandes villes du pays. D’après les explications, l’Etat central garde toujours un œil sur les Communes, pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus dans l’exécution du pouvoir attribué dans le cadre de la Décentralisation. Selon le ministère, l’Etat a le devoir de protéger le patrimoine public, par tous les moyens légaux. Pour le cas du Jardin d’Antaninarenina, l’acte de vente date déjà de plusieurs années, mais la démarche pour la mutation n’a été enclenchée par les acheteurs qu’en 2018, d’après les informations recueillies.

Antsa R.

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  1. La CUA ne pourra pas se dédouaner des malversations et magouilles aboutissant à la vente d’un domaine public . On a l’impression que Guy RIVO a été nommé justement pour essayer que la maire soit atteinte par ce scandale . Incriminer feu Guy Razanamasy maire il y a 30 ans est un échappatoire indigne . Si la commune actuelle VOULAIT S’ OPPOSER cette vente elle a pu très bien la faire mais …

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