Agro-industrie : Les femmes entrepreneures s’impliquent davantage

Jacaranda
Les femmes entrepreneures se mobilisent avec les partenaires de développement.

Le GFEM (Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar) poursuit sa stratégie de développement et de renforcement des industries gérées par les femmes. Du 11 au 14 mars dernier, un atelier sur le secteur riz et la transformation de fruits a été organisé à La Rotonde Besarety pour renforcer la capacité des membres du GFEM dans la production et la transformation des matières premières produites localement. Selon les organisateurs, cet atelier fait suite à la série de formations techniques dispensées à des femmes entrepreneurs qui s’est tenue en octobre et novembre 2018, dans le cadre du projet « Accompagnement des femmes entrepreneurs du GFEM dans le développement et la mise en œuvre d’une stratégie de croissance de leur entreprise dans l’agro-industrie », soutenue par l’Union européenne et son Programme d’Appui à l’Emploi et à l’Intégration Régionale (PROCOM). « Le but est de pouvoir maximiser la rentabilité des entreprises. Il faut savoir profiter de la courte période de production de certains fruits saisonniers, caractéristiques d’un terroir, pour pouvoir les transformer », a expliqué Jean Luc Randrianarisoa, formateur en transformation de fruits auprès du GFEM.

Evolution. La formation a également mis l’accent également sur les normes en matière de qualité et d’hygiène. Pour ce spécialiste en industrie agroalimentaire, « les femmes entrepreneures ont la potentialité pour opérer pleinement et efficacement dans le secteur de l’agro-industrie ». En ce qui concerne la filière riz, l’atelier vise à faire adopter ou à renforcer les pratiques culturales inhérentes au riz, base de l’alimentation malgache. « Il s’agit essentiellement d’assurer la qualité et la quantité, de la production à la transformation pour les bénéficiaires de la formation. Dans le cadre du partenariat entre le PROCOM et le GFEM, l’objectif est de produire un riz de luxe avec un taux de brisure ne dépassant pas les 5%. Pour que la production soit rentable et assure un revenu pérenne, le modèle de l’agriculture contractuelle a été privilégié », a indiqué Mina Randrianarisoa, formateur dans la filière riz. Selon les participants, des résultats positifs sont déjà enregistrés depuis la première formation sur la culture du riz, qui s’est tenue en novembre dernier. Pour cette fois, à l’issue de cette formation de quatre jours, les entrepreneurs féminins, dans la filière de transformation de fruits et de production rizicole, auront de nouveaux outils, aussi bien techniques que managériaux, qui faciliteront la promotion de leurs activités. Un coaching en business plan figure parmi le programme de formation ainsi qu’une formation en éducation financière appuyée par la BOA.

Antsa R.

Share This Post

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.