Développement socio-économique : Un grand rôle à jouer par les femmes

Jacaranda
Les femmes affichent leurs implications pour le développement du pays.

Près de 60% de la population malgache sont des femmes. Aucun développement ne peut être soutenu, sans l’implication de cette majorité, qui doit assumer des responsabilités à tous les nouveaux.

C’est ce qu’ont affirmé les femmes et jeunes filles de la grande famille du MENETP (Ministère de l’ Education nationale, de l’enseignement technique et professionnel), qui ont célébré hier, la journée mondiale de la Femme. C’était à Ampefiloha, en présence du ministère Volahaingo Marie Thérèse. Un grand carnaval retraçant les valeurs intrinsèques et caractéristiques de chaque région, une chorégraphie, un flash mob ainsi que d’autres animations étaient au programme de l’événement. « Parfois notre culture et le regard de la société en général empêche les femmes de prendre des responsabilités. Depuis trop longtemps, les filles et jeunes ont toujours été  aperçues comme des instruments, elles aident les parents dans les cuisines, elles prennent soin de leurs frères et sœurs. A partir de l’âge de 16 ans, il y a des traditions qui font que la jeune fille doit se marier et elle est contrainte ainsi d’arrêter l’école. Ceci constitue parfois un frein au développement », a indiqué le ministre. Aujourd’hui, le programme Education pour tous ambitionne de scolariser 100% des enfants malgaches.

Pauvreté. Pour l’heure, les statistiques sont alarmantes, mais de nombreux projets sont déjà en cours de mise en œuvre. Le taux net de scolarisation est encore loin de l’objectif du Programme. Parmi les enfants en âge officiel de scolarisation, seulement 72,6% des filles âgées de 6 à 10 ans fréquentent l’école primaire contre 70,5% pour les garçons. Parmi ces jeunes filles, 3,2% âgées de 18 à 25 ans sont inscrites dans des établissements supérieurs. Par ailleurs, 90% des enfants déscolarisés sont tous des jeunes filles. La pauvreté, les us et coutumes, le manque d’infrastructures de proximité sont autant de causes de cette défaillance, qui obligent à vivre dans des conditions de précarité telles que la grossesse précoce ou le mariage précoce, ou bien les deux. Bref, les conditions sont défavorables et contraignantes pour le cursus scolaire, surtout pour les jeunes filles. Pour le MENETP, des efforts ont déjà été menés au niveau de l’Education  nationale, de l’Enseignement Technique et Professionnel. Plusieurs projets sont en cours de mise en œuvre, si l’on ne cite que le projet « Let Us Learn », en partenariat avec l’Unicef, la Primature, le FID, le MPPSPF et Airtel Madagascar. Un projet qui motive et incite les jeunes filles à poursuivre leurs études du cycle secondaire jusqu’au stade supérieur afin qu’elles puissent réaliser leurs rêves. Avec les grands changements escomptés par tous les acteurs, ce genre de projet se multipliera certainement.

Antsa R.

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