Base Toliara : Démarrage rapide du projet réclamé par les communautés locales

Jacaranda

Des notables, des autorités locales et des jeunes sans emploi qui se sont déjà inscrits auprès de Base Toliara et qui habitent dans les zones d’intervention du projet, sont unanimes.

Le projet d’exploitation d’ilménite que la compagnie minière Base Toliara va mener dans la région Atsimo- Andrefana ne démarre pas encore. Cette dernière réalise toutefois de nombreux investissements sociaux dans ses zones d’intervention. Face aux tentatives de blocage d’une minorité de personnes ne résidant même pas dans les cinq communes impactées par Base Toliara, les communautés locales concernées réagissent. Elles sont représentées par dix sept Notables et les cinq maires de ces communes touchées ainsi que 25 jeunes membres de l’association des jeunes sans emploi et issus de 41 fokontany, qui sont venues à leur initiative à Antananarivo pour exprimer leurs opinions concernant ce projet. « Nous voulons à tout prix le démarrage rapide de ce grand projet minier, qui sera une grande première dans notre région. Plus de 5 000 jeunes sans emplois se sont déjà inscrits auprès de Base Toliara pour bénéficier des formations en ce moment », a réclamé Mamonjisoa, le PDS de la commune de Tsianisiha.

Un grand débouché. Le président de l’association de « Zatovo Tsy an’asa », Bienvenu Harena, le confirme en disant que, ce projet d’exploitation d’ilménite constitue une grande opportunité pour les jeunes tuléarois. « C’est également un grand débouché pour nous, étudiants sortants de l’université de Toliara », poursuivit Tabiha Ramialson Gaëtan, étudiant en Droit en L2. Même les Notables de la région ont évoqué que la mise en œuvre du projet de Base Toliara contribue à la lutte contre l’insécurité et à la réduction de chômage. En effet, « nos jeunes ne se lancent plus dans la drogue et de l’alcoolisme une fois qu’ils ont obtenu un travail décent. Et c’est ce que nous souhaitons de mieux pour nos générations. Ce qui nous étonne, c’est le dirigeant de l’association Mazoto qui veut à tout prix bloquer ce projet alors qu’il habite à Tanimieva, dans le district de Morombe. La population locale impactée par le projet, quant à elle, est totalement confiante que ce projet lui permet de lutter contre la pauvreté », a fait savoir Adine Paul Juvieux, notable et maire de la commune d’Ankilimalinike.

Commun accord. Par ailleurs, Wilter, le président du conseiller municipal de la commune de Tsianisiha, un des propriétaires des tombeaux à transférer dans les sites d’intervention du projet, témoigne que, Base Toliara respecte bien les us et coutumes locaux, sans procéder à aucun forcing.  Ces notables, ces autorités locales et ces jeunes sans emploi qui se sont déjà inscrits auprès de Base Toliara, sont unanimes. « Nous voulons à tout prix que ce projet minier démarre le plus tôt possible car c’est l’avenir de la région Atsimo- Andrefana, en particulier qui en dépend. Par contre, nous entamons toujours des discussions avec les dirigeants de la compagnie sur ce qui est bon ou mauvais pour nos communautés, surtout en matière de construction des infrastructures. Il y a des techniciens spécialisés dans le domaine minier et un enseignant retraité parmi les notables. Tout se fait ainsi de commun accord avec les communautés », disent-ils. Par ailleurs, Soalifira Cinha, conseiller municipal de la commune de Toliara I, exhorte la population locale à ne pas être manipulée par certains politiciens qui ne pensent pas au développement de la région.

Navalona R.

Telma Fibre Vibe

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  1. La question de fond jamais posée, car sans nul doute taboue est celle ci :
    Qui fixe le prix scandaleux de 1 ou 2% pour ces produits miniers ? En échange de quoi ce prix de pillage colonial est il accordé ?
    Ce ne sont pas quelques km de routes, quelques emplois ou même un port d’évacuation des minerais et quelques écoles qui justifient que des milliards de dollars seront générés pour ces Australiens mais quelques millions seulement pour Madagascar.
    L’EITI s’occupe de la transparence sur l’exploitation, c’est très bien, mais se désintéresse totalement de l’immoralité qu’il y a à ainsi piller le sol d’un pays souverain. Madagascar est-ce un pays souverain ou juste une réserve de minerais quasi gratuits pour le reste du Monde ?
    L’ilménite génère des milliards de dollars jusqu’au détaillant en peinture blanche et Madagascar ne perçoit qu’un infime micro pourcentage des revenus de ce produit raffiné ailleurs.

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