BASE TOLIARA : Plus de 900 millions Ar d’investissements sociaux réalisés

Jean Bruno Ramahefarivo, DG de Base Toliara, a plus de 25 ans d’expériences dans le secteur minier à Madagascar et dans d’autres pays. (Photo : Tiaray)

La compagnie minière australienne Base Resources cotée en bourse à l’Australian Securities Exchange et à l’AIM à Londres, a repris le projet du Toliara Sands depuis janvier 2018 en rachetant les actions de WTR. Celle-ci a effectué des travaux d’exploration pendant 20 ans sur le site de Ranobe.

« Après un rebranding, Base Toliara, une société de droit malgache immatriculée à Madagascar,  est née avec une nouvelle équipe, une nouvelle stratégie et une nouvelle vision. En outre, Base Toliara a obtenu son permis environnemental et social ainsi que son permis d’exploitation de sables minéralisés valide sur une période de 40 ans, sur le site de Ranobe uniquement qui est étalé sur une superficie de 2 550ha. La partie potentiellement exploitable est encore largement inférieure à cette surface ». L’originaire de Toliara, Jean Bruno Ramahefarivo, qui plus est , le directeur général de Base Toliara, ayant plus de 25 ans d’expériences dans le secteur minier à Madagascar et dans d’autres pays, l’a expliqué lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano. En outre, « Base Toliara prévoit d’investir plus de 500 millions USD tout en créant plus de  3 800 emplois. Les travaux de construction des infrastructures démarreront en janvier 2020 et le début des opérations d’extraction d’ilménite, de rutile et de zircon, est prévu vers la fin de 2021 », a-t-il poursuivi.

Approvisionnement. Même si la compagnie n’exploite pas encore, elle a déjà réalisé des investissements sociaux au bénéfice des communautés locales résidant dans les zones d’intervention du projet, et ce, à hauteur de 400 000 USD ou 900 millions Ar, en l’espace de neuf mois. « Cela va dépasser les obligations des compagnies minières d’investir dans les secteurs sociaux d’une valeur de 500 000 USD par an durant la phase d’extraction », a-t-il enchaîné. Parmi ces investissements sociaux, on peut citer entre autres, la construction en cours de trois puits à usage communautaire avec château d’eau et pompe solaire. « D’autres équipements de forage seront mis à la disposition des communautés locales, suivi de leur formation pour assurer une adduction d’eau potable. Ensuite, les agriculteurs et les éleveurs formant la majorité de la population locale bénéficieront d’un renforcement de capacité avec la vulgarisation des techniques de production plus performantes, afin d’améliorer la production agricole. Ils assureront l’approvisionnement en nourriture des employés de la compagnie et de la ville de Toliara. En outre, 500 femmes pêcheurs et mareyeuses ont été formées en matière de techniques de conservation des produits de mer et de trésorerie », d’après les explications du DG de Base Toliara.

Formation anticipée. Et ce n’est pas tout ! Base Toliara est l’unique compagnie minière qui se lance dans la formation anticipée de sa main d’œuvre qualifiée en privilégiant le recrutement des jeunes issus de ses zones d’intervention. « Plus de 5 500 personnes ont maintenant déposé leurs candidatures auprès de la compagnie. Et près de 26 510 personnes ont été rémunérées grâce à la réalisation des activités d’utilité publique comme la réhabilitation des canaux d’irrigation et des digues de protection, via le système HIMO. A part cela, près de 10 000 personnes ont bénéficié des soins de santé gratuits à travers la collaboration de Base Toliara avec ADFA (Australian Doctors For Africa). Et un hôpital sera bientôt construit à Ranobe à la demande de la population locale », selon toujours Jean Bruno Ramahefarivo.  Et lui de préciser que Base Toliara n’opère pas du tout dans la forêt Mikea et respecte bien les cahiers de charge environnementaux et sociaux tout en se conformant aux lois nationales en vigueur, aux us et coutumes de la région Atsimo Andrefana et aux normes exigées par la Société Financière Internationale. A titre d’illustration, un comité technique représentant tous les services déconcentrés concernés, les autorités locales, les Notables, des anthropologues et  archéologues originaires de la région et les propriétaires des tombeaux, est créé afin de procéder au déplacement des tombeaux suivant les meilleures pratiques. « On le fera bientôt. Ces propriétaires de tombeaux réclament au contraire l’accélération du processus, vu l’existence de vols d’ossements dans cette partie touchée par le projet », a-t-il soulevé.

Expérience réussie. Par ailleurs, les retombées économiques de ce 3e plus grand projet minier ne sont pas négligeables. Environ 35 millions USD de taxes et redevances seront versés à l’Etat. Le projet contribuera à hauteur de 226 millions USD au PIB national. « Il faut savoir que Base Resources dispose d’une expérience réussie en mettant en œuvre le plus grand projet d’exploitation d’ilménite à Kwale au Kénya. Nous faisons tout pour la réussite du projet de Ranobe tout en apportant plus de bénéfices aux communautés locales, en particulier », a conclu Colin Forbes, le DG de Base Resources.

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. l » la construction en cours de trois puits pour assurer une adduction d’eau potable. »

    Ce ne sont que des mensonges, il n’y a rien de potable messieurs, c’est plutôt des puits d’eaux contaminées et souillées de produits chimiques, la culture vivrière l’est aussi sans compter toutes les pollutions environnementales et dégâts écologiques. Les emplois ne sont que des promesses trompeuses et non durables et trop subalternes pour permettre de relever le niveau de vie des habitants.
    Ce ne sont que du leurre dirigé à ces populations cobayes.

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