Importation : Des cas de fausse déclaration à la douane de Toliara

Jacaranda

L’importation de produits de première nécessité est une filière qui rapporte gros. La preuve, nombreux sont les opérateurs économiques qui se spécialisent dans le secteur au point que la concurrence devient actuellement de plus en plus rude. « De nombreux importateurs apparaissent actuellement surtout dans les filières riz, sucre, huile alimentaire et farine », explique un opérateur économique, venant de Toliara. Mais le problème c’est que tout le monde ne joue pas correctement le jeu. « Pour gagner plus et injustement, certains importateurs se prêtent au jeu malsain de la fausse déclaration en douanes » ajoute-t-il. Et de préciser que la minoration de valeur se fait avec des sociétés offshore, écran basé dans des pays de provenance de PPN comme l’Inde, l’Indonésie, Thaïland, Dubaï….Pour le sucre par exemple, ils arrivent à déclarer à 350 dollars la tonne, alors que la valeur de référence est de plus de 450 dollars.

Avec ce que cela suppose, bien évidemment de préjudices pour les importateurs qui paient normalement les taxes, mais également et surtout de manque à gagner pour les recettes de l’Etat. « Les fraudeurs en douanes qui font des fausses déclarations se permettent de vendre à moindre prix, par rapport à ceux qui jouent correctement le jeu, et cela nous est défavorable » explique notre interlocuteur qui en appelle à la prise de responsabilité de la part des hautes instances de l’Etat. « Si ces fausses déclarations passent, c’est qu’il y a forcément une complicité des douaniers », soutient-il. Une manière en somme de demander à ce que des enquêtes soient menées pour mettre fin à cette pratique et sanctionner les fautifs. Et ce, afin de préserver les intérêts de l’économie du pays qui dépend grandement des recettes fiscales et douanières

R.Edmond.

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  1. Les sous-déclarations à l’importation supposent qu’une partie du financement provient de l’économie souterraine. Les fournisseurs sont payés avec de l’argent sale. Les super-bénéfices vont par la suite servir à acheter des dévises en marché noir ou bien il y a laundering. Le problème ne se situe pas seulement au niveau de la douane. Il faut remonter plus haut. Le marché de devises en pleine rue est ignorée par les autorités !

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