Visa électronique : AMETIS reprendra bientôt le contrôle des opérations

Jacaranda

Jusqu’à preuve du contraire, AMETIS  demeure encore le délégataire de l’Etat pour les procédures de délivrance de visa électronique à l’entrée  des frontières.

« Bientôt, nous allons nous installer à Ivato pour assurer nos prestations ». La déclaration est d’un responsable d’AMETIS, l’entreprise prestataire des opérations de délivrance de visa électronique à Madagascar.

Convention. Une reprise de fonction qui va remettre de  l’ordre dans cette affaire qui a défrayé la chronique ces derniers temps. Pour rappel, la société AMETIS  dispose parmi ses actionnaires  du groupe français SURYS, spécialisé  sur la sécurisation des documents d’identité  et a décroché, sur la base d’une procédure de passation de marché en bonne et due forme, le marché de la délivrance de visa électronique pour les étrangers entrant à Madagascar.  A cet effet, AMETIS a signé en 2017, avec le ministère de la Sécurité Publique, une convention de délégation de service public sur la conception, le financement, la mise en place et l’exploitation sécurisée d’édiction de visa électronique. L’article 6 de ladite convention prévoit même, une exclusivité pour AMETIS dans cette opération. Pour des raisons pratiques, AMETIS  a nommé la société Mada Ozi comme prestataire de l’opération, et a passé avec cette dernière un contrat. « Au début tout s’est  bien passé, mais les choses allaient changer depuis la révocation de l’ancien administrateur général d’AMETIS »,   a expliqué un responsable de cette dernière.

Délégataire légal. En effet, « la société Mada Ozi a failli à ses obligations malgré la mise en demeure qu’AMETIS lui avait notifiée ». Entre-temps, la justice française a tranché sur un litige opposant les deux parties et a ordonné la saisie des biens de l’ancien administrateur général. En somme, Mada Ozi dont le contrat avait été déjà légalement résilié, n’est plus habilité à assurer les services de visa électronique. Raison pour laquelle, AMETIS  va reprendre le contrôle des opérations dans les aéroports. Et ce, pour la bonne et simple raison qu’AMETIS est encore le délégataire légal.   Sur ce point d’ailleurs, il  est à noter que, tous les équipements et matériels ainsi que la licence d’utilisation du logiciel, exploités dans  les aéroports sont la propriété. Par ailleurs, Narindra Razafindramanana est jusqu’à présent la seule administratrice générale légalement habilitée à représenter AMETIS auprès de ses partenaires privés et publics. Une décision de justice, ainsi que le registre du commerce et des sociétés (RCS) attestent ce mandat. Et contrairement à ce que certains ont tendance à faire croire, elle n’a jamais fait l’objet d’une quelconque  enquête, ni condamnation par le pôle anti-corruption (PAC).

Protection des investissements. En somme, AMETIS est dans ses droits pour reprendre le cours des opérations de délivrance de visa électronique dans les aéroports. Et jusqu’à présent, elle n’a pas encore été notifiée par l’Etat d’une quelconque rupture de contrat. L’on se pose par ailleurs, la question de savoir pourquoi l’administration laisserait les opérations entre les mains de Mada Ozi qui avait été déjà prestataire d’AMETIS, si jamais cette dernière est considérée comme défaillante.   A moins que quelque part au niveau de l’administration, l’on  serait tenté à décider d’une manière contraire aux  usages et réglementations des affaires. Une alternative qui pourrait cependant nuire à l’environnement des affaires à Madagascar, car il ne faut  pas oublier que le groupe SURYS,  l’un des actionnaires d’AMETIS  qui  a déjà investi 1,2 millions d’euros dans cette opération, n’est pas le genre d’entreprise à se laisser tenter dans des magouilles. Au contraire, il s’agit d’un groupe prêt à défendre ses droits. Sur ce point d’ailleurs, l’on croit savoir que l’Ambassade de France, sur la base de l’accord de protection des investissements avec Madagascar, suit de près cette affaire qui concerne  une entreprise française investissant à Madagascar.

R.Edmond. 

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  1. QUID DES RETROCOMMISSIONS CEDEES ILLEGALEMENT A MBOLA RAJAONAH SUR LA BASE D’ABUS DE POSITION DOMINANTE ?

  2. QUID DES RETROCOMMISSIONS CEDEES ILLEGALEMENT A MBOLA RAJAONAH SUR LA BASE D’ABUS DE POSITION DOMINANTE ?

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