Manque d’intégrité : Une autre société s’ajoute à la liste noire de la BAD

De nombreuses entreprises ont déjà été sanctionnées par le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), pour pratiques frauduleuses. Hier, cette institution financière a encore sorti un autre nom. Oceanic Construction and Engineering Nigeria est également exclu pour 48 mois, soit quatre années. En effet, une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la BAD a révélé que cette société s’est livrée à de multiples actes de fraude, lors de sa participation à des appels d’offres pour des travaux de construction, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement en milieu urbain, financé par la Banque. « L’entreprise a fait de fausses déclarations sur l’année de sa constitution, la valeur de ses projets de référence et l’expérience de son personnel. Le Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement en milieu urbain vise à optimiser l’accès aux services d’approvisionnement en eau salubre dans les États nigérians d’Oyo et de Taraba, grâce à des travaux d’extension et de réhabilitation du réseau d’acheminement et de distribution de l’eau potable », a indiqué la BAD.

Effets multiples. D’après les explications, cette exclusion a pour effet de rendre la société sanctionnée, inéligible à l’adjudication de marchés financés par la BAD. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, la sanction prononcée contre Oceanic Construction and Engineering Nigeria par la Banque peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale, et la Banque interaméricaine de développement. D’après le communiqué officiel, à l’expiration de cette période d’exclusion, Oceanic Construction and Engineering Nigeria pourra de nouveau être éligible à participer aux appels d’offres de la BAD, sous réserve de la mise en œuvre d’un programme de respect de l’intégrité qui soit conforme aux directives de l’institution.

 Antsa R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. @ Rado :
    Ah oui ? Merci de rappeler les noms de tous ces Malgaches cités dans Panama Papers et Wikileaks.
    J’espère qu’ils ne sont pas au sein du pouvoir actuel, car ce sont les spécialistes de la pratique frauduleuse.
    Mais s’ils évoluent autour du pouvoir, alors il faudra plutôt se poser des questions sur ce pouvoir.
    N’est-ce pas ?

  2. La pratique frauduleuse est devenue une deuxième option en cas de difficulté financière à Madagascar c’est pourquoi on a besoin de changer notre pratique enfin de mettre en place un bon sens de développement!

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