Carburant : Statu quo sur les prix à la pompe après la baisse du mois de juin

Jacaranda
Avec ce maintien des prix à la pompe, le budget des consommateurs peut encore souffler.

2.130 ariary le litre du pétrole lampant, 3.400 ariary le litre pour le gas-oil et enfin 4.100 ariary le litre pour l’essence super. Ce sont encore et toujours les prix affichés dans les stations services.

Alors que certains observateurs s’attendaient à un retour à la hausse conformément à l’évolution des paramètres qui influent dans les structures des prix. A savoir les cours du brut et les cours de change, les prix du carburant n’ont pas changé au cours de ce week-end qui marque le début du mois de juillet.

Consommateurs

Ce maintien des prix arrange en tout cas l’affaire des consommateurs dont le pouvoir d’achat dégringole de jour en jour. On rappelle que le 19 juin dernier, après des jours de négociations avec les pétroliers, le Président de la République Andry Rajoelina avait décidé une baisse des prix à la pompe. A savoir : -500 ariary pour le pétrole lampant, le carburant le plus utilisé dans le milieu rural, -150 ariary pour le gas-oil et -100 ariary pour le super carburant. Même si elle n’a pas satisfait tout le monde, notamment au niveau de l’importance de la baisse qualifiée de minime par certains, cette décision a été saluée par l’opinion en général dans la mesure où elle démontre la volonté du régime actuel à ménager le pouvoir d’achat des consommateurs, tout en faisant preuve de courage à faire face aux puissants pétroliers

Perdants

Lesquels, d’ailleurs sont les perdants de ce schéma de révision à la baisse. Faut-il en effet rappeler que les rémunérations des gérants de station-service qui sont majoritairement de nationalité malgache, ont été augmentées alors que les prix du transport, les frets et les marges bénéficiaires perçus par les pétroliers ont été revus à la baisse. On rappelle par ailleurs que le FMI a toujours suggéré le respect de la vérité des prix des carburants. Or du côté des pétroliers, on soutient toujours que le prix actuel qualifié d’être « administré » par l’Etat est largement en dessous, « prix de référence calculé » basé sur la structure de prix, qui prend en compte des cours du baril, de ceux de l’ariary, des marges, et d’autres taxes. Dans tous les cas, le problème par l’accumulation du passif envers les entreprises pétrolières estimé actuellement à 160 milliards d’ariary, est encore loin d’être résolu.

R.Edmond.

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