Facilitation du commerce : Projet d’infrastructures routières pour désenclaver le Grand Sud

Jacaranda
L’atelier de lancement du PACFC se tient depuis hier, au Carlton Anosy.

Des corridors seront aménagés entre les deux façades maritimes du sud reliant le sud-ouest au port de Toliara et le sud-est au port minéralier d’Ehoala. Le projet prévoit également la rénovation des routes RN9 et RNT12A.

Débloquer le potentiel économique des quatre régions du Grand Sud et améliorer la vie de ses 3 millions d’habitants. C’est l’objectif du PACFC (Projet d’aménagement de corridors et facilitation du commerce) mis en œuvre par l’Etat en partenariat avec la BAD (Banque africaine de développement), l’Union Européenne et d’autres partenaires comme la BADEA (La Banque arabe pour le développement économique en Afrique) et le FID (Fonds d’intervention pour le développement). L’atelier de lancement de ce projet se tient depuis hier, au Carlton Anosy, afin d’examiner les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre du projet, selon les parties prenantes qui se réunissent jusqu’à demain. « Il s’agit d’un projet transversal qui mise beaucoup sur les infrastructures routières, la sécurité publique et la santé, afin de promouvoir la production rurale, avec le développement des secteurs de l’agriculture, des mines et du commerce. Nous allons aménager la route RNT12A reliant Vangaindrano et Fort-Dauphin qui fait 78Km ; la RN9 de Toliara jusqu’à Imanja totalisant 160Km ; ainsi que des pistes connexes pour désenclaver les régions du Grand Sud. Des postes de Gendarmerie et des Centres de santé de base seront également mis en place, dans le cadre de ce projet, qui commence maintenant et devra se faire sur 5 ans », a indiqué Hajaniaina Randrianandrasana, DG des Travaux Publics auprès du MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics).

Solution à grands impacts. Le faible développement et la vétusté des infrastructures de transport restent l’un des premiers freins au développement des échanges de Madagascar avec les autres pays d’Afrique, ralentissant par conséquent, la promotion de l’intégration régionale et le développement des échanges intra-africains, selon l’équipe de la BAD. « C’est pour cela que les partenaires techniques et financiers appuient le projet pour faciliter les échanges commerciaux avec les pays du COMESA (Marché commun de l’Afrique de l’Est et Australe), de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique Australe) et de la COI (Commission de l’Océan Indien) », a-t-elle avancé. Pour sa part, le coordonnateur du projet, Ando Razafimahefa a souligné l’importance économique du PACFC. « Dès la mise en œuvre du projet, on peut compter 45.000 jour-homme, dont 50% sont des femmes. Il y aura donc une création d’emplois. Mais le projet vise surtout le développement des chaînes de valeurs, dans les zones bénéficiaires. Les impacts seront énormes sur l’économie », a-t-il soutenu, lors de l’atelier d’hier. Bref, un essor économique est attendu dans le sud, dès que ces infrastructures seront opérationnelles.

Antsa R.

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