Riz hybride : Prévision de production de 5 000 tonnes en 2020

Jacaranda
Le PDG de la STOI, Tovonanahary Rabetsitonta, a effectué une visite en Chine concernant le développement du riz hybride.

Yuan Longping, l’Académicien chinois âgé de 90 ans, est un expert en riz hybride qui est maintenant développé dans de nombreux pays comme au Vietnam, en Inde, en Europe et aux Etats-Unis.

Madagascar n’est pas en reste. En effet, la STOI (Société Trading de l’Océan Indien) lance la campagne de culture de riz hybride dans le pays dans le cadre de l’agriculture contractuelle. « Les essais menés dans des localités des régions d’Itasy, de Bongolava, de Vakinankaratra et du Menabe ont été concluants puisqu’on a enregistré un rendement de productivité atteignant entre 8 à 12 tonnes à l’hectare si le rendement moyen est de 2 à 3 tonnes/ha pour les semences de riz locales. En travaillant avec des paysans dans ces localités, nous prévoyons une production de riz hybride d’environ 5.000 tonnes lors de la campagne de récolte en février à avril 2020. Plus de 2.000 paysans s’y mettent en ce moment », a annoncé Rabetsitonta Tovonanahary, le président directeur général de la STOI lors d’une conférence de presse la semaine dernière.

Revenus quintuplés. « Nous sommes convaincus que la vulgarisation de l’utilisation de semences de riz hybride contribue à l’atteinte de l’objectif du ministère de tutelle à l’autosuffisance alimentaire. Cela permet entre temps à  lutter contre la pauvreté étant donné que les revenus des paysans pratiquants vont quintupler en raison de la hausse de leur production rizicole », a-t-il poursuivi. Dans le cadre de cette agriculture contractuelle, la STOI se charge du financement de leur campagne de production en leur dotant des intrants agricoles et des petits matériels agricoles sans oublier leurs fonds de démarrage. « A la récolte, nous achèterons leur production au même prix affiché sur le marché. Et les paysans concernés effectuent le remboursement. Cela fait sept ans que nous avons lancé cette agriculture contractuelle au niveau de la filière lingot blanc. Nous promouvons maintenant la chaîne de valeur dans la filière riz hybride. Nous faisons appel à l’Etat à soutenir toutes les entreprises qui veulent se lancer dans cette filière, au niveau de la lutte contre l’insécurité ou la mise en place des infrastructures de stockage de production des paysans et leur encadrement technique, entre autres », a-t-il enchaîné.

Position. Notons qu’une délégation de la STOI a effectué une visite en Chine tout en rencontrant cet Académicien chinois sur le riz hybride. Une production de semences de riz hybride sur une superficie de 50 ha est également en vue cette année à Madagascar. « Notre objectif est que Madagascar retrouve sa position en tant qu’exportateur de riz, qui est perdue depuis 1965 », a conclu Tovonanahary Rabetsitonta.

Navalona R.

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