Littérature : Sortie du recueil « Aza kafaraina » d’Hemerson Andrianetrazafy

Jacaranda
Hemerson Andrianetrazafy parle d’amour et de chicanes dans « Azakafaraina ».

Plus connu pour son talent d’artiste plasticien, avec ses tableaux à l’intelligence créatrice peu retrouvée à Madagascar, Hemerson Andrianetrazafy vient d’annoncer la sortie de son recueil, «Aza kafaraina ». Il l’a déjà annoncé depuis quelques mois, préférant alors travailler dans son coin. Voilà, le produit se trouve actuellement dans le circuit. Et connaissant le bonhomme, avec son franc parler et son incision rationnelle, on s’attend à des jets de feux et d’eaux envers la société malgache contemporaine. Cependant l’artiste avertit :« J’y parle d’amour ». Et en survolant quelques rimes, la verve est toujours restée en place. Limpide, avec un malgache riche et chatoyant, le poète est véritablement dans son élément.

« Serananao dia kirana » en est une parfaite illustration, traduit librement par « Tu passes et je suis ébahi ». On retrouve cet Hemerson Andrianetrazafy, académicien, décomplexé et écrivant ce qu’il cogite. Son utilisation impeccable de la langue nationale donne du baume au cœur. En ajoutant quelques termes issus du « malgache facile », ou argotiques pour les plus délicats, ses écrits ressortent encore plus l’essence du plus beau des sentiments. La sincérité d’un artiste dans l’âme et dans le quotidien. En amour, pour lui, la nuit est une bête immonde. Quand il aime, le temps nocturne représente souvent la séparation, les cauchemars et la solitude. Là où elle devient un manque. Alors, il proclame en signant dans son poème d’introduction. « Azafady ehh !!! Aleo aho hitanjaka/K’aza kafaraina ».

La couverture de « Aza kafaraina » d’Hemerson Andrianetrazafy.

En tout, le lecteur retrouvera quatre-vingt-dix poèmes, que « j’ai rassemblé tous mes écrits depuis 1980 jusqu’à maintenant », relate-t-il. Ce travail de longue haleine, Hemerson Andrianetrazafy l’a accompli avec le soutien de plusieurs personnes comme Soamiely et Mialy Andriamananjara. « Il y a trois illustrations de Ranjasoa Publishing », fait savoir l’écrivain. A première vue, ses poésies relatent l’amour avec les meilleures garanties de longévité où les « kafara » ou « chicanes » constitue un ferment de la relation. Heureusement, que ce soit en amour ou en observateur de la société, il garde toujours son flegme et son humour. « Nous sommes en train de préparer une exposition pour rendre public les œuvres », signale l’artiste.

MaminirinaRado

Telma Fibre Vibe

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