MAEP : Création de huit Zones d’Emergence Agricole

Jacaranda
Une affluence des gens est observée au stand du MAEP.

Dans le cadre de son contrat-programme, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) s’est fixé des objectifs mesurables et quantifiables sur une période de cinq ans, soit entre 2019 et 2023.

Il s’agit entre autres, de l’atteinte de l’autosuffisance en riz avec une prévision de production additionnelle de paddy de l’ordre de 500 000 tonnes par an, ainsi que la création de 50 fermes agropastorales. Pour ce faire, « une stratégie sur l’agrégation agricole a été  mise en place avec la création de huit Zones d’Emergence Agricole dont quatre zones pour l’agriculture et le reste pour l’élevage». Ratsimbason Miora, directeur de la Communication et du système d’Informations au sein du MAEP, l’a expliqué hier lors de la participation de ce département ministériel aux journées portes ouvertes, pour faire connaître toutes les institutions publiques. Un événement qui se tient dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale à Anosy.

Dispositifs incitatifs. Cette agrégation agricole consiste à mettre en relation des entreprises de transformation avec les coopératives de producteurs. Toujours au niveau du secteur de l’agriculture, une nouvelle superficie de 100 000 ha sera aménagée tout en renforçant l’adoption de la technique de production SRI, et en effectuant une extension des superficies de riziculture intensive pluviale. En outre, quatre dispositifs incitatifs permettant de faciliter l’implantation des investisseurs nationaux et étrangers dans ces Zones d’Emergence Agricole, seront mis en place.  En fait, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, envisage de créer 20 unités de transformation respectant les normes en l’espace de cinq ans. Parlant du secteur de l’élevage, 80% des bovins seront munis d’un système d’identification et de traçabilité par des puces électroniques en vue d’assainir la filière. A part cela, au moins 50% des districts seront dotés d’abattoirs aux normes sans oublier la mise en place d’une zone de pâturage étendue sur une superficie de cinq millions d’hectares. Quant au secteur de la pêche, une restauration de 10 000ha d’écosystèmes marins est en vue. Et 30 unités de débarquement et de transformation des produits halieutiques seront construites. En effet, ce département ministériel envisage de réaliser une production additionnelle de poissons d’eau douce de l’ordre de 600 tonnes, qui sera disponible à être écoulée sur le marché local.

Informations publiques. Par ailleurs,  tous les organismes rattachés au MAEP, ainsi que les projets et programmes sous sa tutelle sont représentés dans son stand, dans le cadre de cet évenement. L’objectif de cette porte-ouverte vise d’ailleurs à faciliter l’accès aux informations publiques. Tout promoteur de projet voulant se lancer dans l’exportation des produits agricoles pourra obtenir toutes les informations nécessaires pour entamer une démarche permettant l’obtention d’une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Le Conseil National de la formation Agricole et Rurale attire également les gens qui veulent promouvoir l’entrepreneuriat rural à Madagascar.

Navalona R.

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