HOREB : Un développement en marche mais confronté à un obstacle

Jacaranda

Dans le cadre des activités de RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise), sept entreprises exportatrices adhérant à l’HOREB, qui est un référentiel de développement, renforcent le mot d’ordre du Président de la République « Miara-mirona ». Un exemple concret a été observé dans la commue rurale isolée d’Andondabe, à côté de la commune de Foulpointe. C’est une zone de production potentielle de litchi. Ces sociétés ont investi dans la réhabilitation de 21km de pistes rurales pour permettre d’évacuer plus de 1 000 tonnes de litchi de qualité, et ce, avec la participation active de 15 fokontany de la commune. Un grand événement y a été organisé tout récemment pour sensibiliser la population locale sur les bonnes pratiques d’hygiènes, la conservation et la préservation de l’environnement qui sont indispensables pour avoir une production de qualité. Des partenaires comme les projets PROSPERER, CASEF, Orange et l’ONG Mamizo, y ont participé.

Aspect transversal. L’an prochain, l’objectif de l’HOREB est de remettre en état 100km de pistes rurales dans six communes pour évacuer 2 500 tonnes de litchi de qualité avec des mesures d’accompagnement. Notons que ce référentiel a un aspect transversal en touchant plusieurs secteurs tels que la santé, l’adduction d’eau potable, l’environnement et l’éducation. Dans le cadre de la conservation de la biodiversité, l’HOREB investit notamment dans la recherche d’alternatives contre la déforestation en participant au projet « Madagasikara rakotr’Ala ». Des pépinières d’arbres de bambou sont entre autres lancées. Des sons de riz sont transformés en combustibles en remplacement du charbon. Orange propose également un moyen de préserver la forêt dans la réserve d’Analalava.

Plus de 360 millions Ar. Et enfin dans le domaine de l’éducation, HOREB a beaucoup investi dans la fourniture de kits scolaires et des équipements mobiliers dans les écoles primaires publiques. C’est un développement en marche mais les promoteurs rencontrent des obstacles, selon leurs dires. En effet, l’éducation est l’un des piliers de développement effectif qui permet de changer les comportements des acteurs. Des acteurs nationaux avec leurs partenaires étrangers ont entre autres, investi plus de 360 millions d’ariary pour mettre en place un centre de formation et d’éducation. « Mais cette infrastructure se trouve détournée et accaparée par une personne à qui on a confié la construction et qui n’a pas contribué financièrement au projet. Cette personne a été déjà condamnée par le tribunal de première instance de Toamasina avec sursis, mais elle cherche encore à comploter pour garder ce centre de haute importance pour la concrétisation du développement durable insufflé par HOREB. Ce qui devient un grand obstacle à la concrétisation des objectifs HOREB notamment à travers l’éducation », selon les promoteurs. Ceux-ci lancent ainsi un appel aux autorités compétentes pour résoudre ce problème.

Navalona R.

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