Programme ASA : Amélioration du niveau de vie de plus de 50% des bénéficiaires

Jacaranda
La population en milieu urbaine peut avoir accès aux aliments de qualité, grâce au programme ASA. (Photo d’archives)

Le Programme d’Appui à l’Agro-Sylviculture autour d’Antananarivo (ASA), étalé sur une période de 2015 à 2019, touche à sa fin.

Les impacts de la mise en œuvre de ce programme financé par l’Union européenne à hauteur de 80 milliards d’Ar ont été palpables au niveau de ces trois régions d’intervention, à savoir, Analamanga, Vakinankaratra et Itasy. C’est ce qu’on a appris lors de l’atelier de clôture de ce programme hier, à l’hôtel Carlton. A titre d’illustration, « une amélioration du niveau de vie de plus de 50% des producteurs bénéficiaires a été observée, suite à une enquête de référence réalisée au démarrage et à la fin du programme », a expliqué Yolande Leondaris, Chef de mission de l’Unité de Coordination du Programme ASA.

Revenus accrus. Cela se manifeste, entre autres, par l’acquisition des biens comme le téléphone portable, la radio et le poste téléviseur et les kits scolaires ainsi que la constitution d’épargne. En outre, le taux de perception des bénéficiaires sur l’amélioration de leurs conditions d’existence est de l’ordre de 80%, à l’issue de cette enquête. Il y  a ceux qui ont pu rénover leurs maisons. D’autres ont pu réinvestir dans leurs secteurs d’activité en construisant entre autres, des bâtiments ou en augmentant le nombre de leurs cheptels. L’acquisition de terrains et la diversification des produits agricoles ne sont pas en reste. En effet, les revenus des bénéficiaires du programme ASA se sont accrus. Notons que ce programme vise notamment à contribuer durablement à la lutte contre la pauvreté à Madagascar via l’amélioration des revenus des producteurs dans ses zones d’intervention, tout en préservant l’environnement naturel. Il appuie notamment au développement des filières porteuses telles que le maraîchage, l’arboriculture fruitière, l’aviculture, la pisciculture, le bois-énergie et le reboisement ainsi que le lait, sans oublier le volet transversal qu’est la sécurisation foncière.

Infrastructures construites. Nombreux sont ainsi les résultats énumérés au terme de ce programme. A titre d’illustration, les producteurs bénéficiaires ont pu générer des bénéfices d’une valeur de 16 milliards d’ariary. En fait, ils ont vendu plus de 11.000 tonnes de fruits et légumes, plus de 345.000 poulets et près de 3.347.000 de litres de lait. En outre, 65.706 certificats et titres fonciers ont été délivrés grâce à la collaboration du programme avec le ministère de tutelle, sans oublier la professionnalisation de 539 organisations paysannes. Parlant de la protection de l’environnement, plus de 10.000 ha ont été reboisés en « bois énergie » pour faire face aux besoins de la Capitale. Entre temps, environ 3.000 charbonniers ont bénéficié d’une formation en technique améliorée de carbonisation. Ils ont ainsi pu commercialiser plus de 10.000 tonnes de charbon. Au niveau des infrastructures, 47km de pistes et points noirs ont été réhabilités dans le cadre de la mise en œuvre du programme ASA afin de faciliter l’écoulement des produits des paysans bénéficiaires. A part cela, 64 bâtiments de stockage en matériaux locaux, 2 points de collecte de produits maraîchers, 2 bâtiments de stockage réfrigérés et un bassin de rétention d’eau ont été construits. La mise en place de six vergers à graines, quatre points de vente de poissons vivants, neuf points de vente de charbon amélioré et des centres de collecte de lait n’est pas en reste.

Nouveau programme. En fait, l’objectif du programme ASA est d’assurer l’accès de la population en milieu urbaine à un marché sécurisé et durable des produits agricoles et bois énergie ainsi que du lait de qualité. « Ce programme a également apporté de nombreuses innovations techniques au profit des producteurs bénéficiaires. Bon nombre d’entre eux ont pu pérenniser leurs activités. Néanmoins, un nouveau programme dit AFAFI Centre, sur financement de l’Union européenne, qui va couvrir les régions d’Analamanga et d’Itasy, va bientôt être mis en œuvre pour accompagner davantage ces bénéficiaires », a conclu Yolande Leondaris, le chef de mission UCP ASA.

Navalona R.

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