Nouveau DG de la Jirama : Choix  difficile, mais un  candidat sort du lot 

Jacaranda
Dr Albert Ravelojaona, pressenti nouveau DG de la Jirama.

Les actions pour le redressement de la Jirama sont limitées, tant que le nouveau directeur général de cette société n’est pas nommé. Pour les usagers, il est grand temps de mettre à l’épreuve les solutions proposées par l’IEM, concernant l’eau et l’électricité.

Concrétiser les Velirano du président Andry Rajoelina, concernant  l’accès de la population à l’eau potable et à l’électricité. Tel est le grand défi qui attend le nouveau DG de la Jirama, qui devrait être nommé depuis le mois de septembre dernier. Bien que cette nomination prenne du retard, le nom d’un pressenti nouveau DG, qui sort du lot de candidats, circule déjà dans les coulisses de la Jirama. D’après les informations, les entretiens pour la sélection du nouveau numéro Un de cette société d’Etat sont déjà bouclés par le cabinet international mandaté par la Banque  mondiale, pour mener le processus de sélection. Pour l’heure, le Dr Albert Ravelojaona, actuellement DG par intérim est le candidat qui se démarque le plus. Nommé en août dernier, il est bien connu au sein de la Jirama. En effet, il a débuté sa carrière en 1989 en tant que chef de Division mécanique et a su grimper les échelons au fil des années. L’autorité de la Transition l’a nommé DG adjoint Electricité en 2009, ce qui lui a permis de négocier l’installation d’une quatrième unité de production de 34MW, dans la centrale hydroélectrique d’Andekaleka. Au niveau politique, ce candidat est également en bonne posture, car il fait partie des concepteurs de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) Energie. En bref, il s’agit naturellement du candidat idéal, pour le régime actuel.

Evolution. Bon nombre d’usagers ne croient plus au redressement de la Jirama, à cause des échecs continuels des dirigeants qui se sont succédé au sein de cette société, et qui aboutissent aujourd’hui aux longues files de bidons jaunes, au délestage et aux longues coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Cependant, il faut reconnaître que ces derniers jours, les éclairages publics dans le centre ville se sont améliorés, grâce aux lampadaires solaires qui peuvent fonctionner indépendamment de l’électricité sur le réseau de la Jirama. Le Dr Albert Ravelojaona a également entamé sa prise de fonction en tant que DG par intérim, en résiliant un contrat de location de voitures, qui aurait coûté à la société, plus d’un milliard d’ ariary par an. Une des mesures fortement appréciées par le FMI (Fonds Monétaire International). D’ailleurs, le mot d’ordre du DG par intérim est « Moins de dépenses mais plus de recettes ». Un leitmotiv partagé avec le Conseil d’Administration de la Jirama et le Ministère de tutelle, qui œuvrent ensemble pour gagner la bataille sur la révision des contrats de la Jirama avec ses fournisseurs. Par ailleurs, les ratissages et la lutte contre les vols et les branchements illicites portent également leurs fruits. Selon les informations, ces vols ont causé à la Jirama un manque à gagner de plus de 500 millions d’ ariary, de janvier à septembre 2019. Au niveau interne, Dr Albert Ravelojaona a annoncé qu’un audit est actuellement en cours. Bref, une évolution positive est constatée au sein de la Jirama … mais les réalisations restent encore très loin des attentes des usagers. Certes, la nomination d’un DG pourrait accélérer cette évolution.

Antsa R.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Je suis pour un directeur général « high level » comme celui présenti, peu importe sa couleur politique. Il s’agit de redresser la société coute que coute. Par contre, comme il a osé « casser » les contrats juteux consentis par son prédécesseur, j’aurais préféré qu’il rende public les noms de ceux qui « ne veulent pas payer les factures » alias « les intouchables ou ngetroka be » qui doivent des centaines de milliards à la cette société. Il faudrait également qu’à la tête du ministère, placer une personne qui connait très bien le secteur. C’est l’erreur (de presque tous les régimes) dans plusieurs secteurs, des ministres nommés dans un domaine qu’ils ne maitrisent pas. Les gens n’y voient qu’un responsable : le PRM.

  2. Roasy any daholo ireo cadres superieurs be tsy andraofana nandritran’ny regime HVM ireo. ireo no facteurs de blocage ny refonte tokony hatao ao. Directeurs sy chef de departements raofina @ gony nefa jereo ty mahazo ny Jirama.

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