Label « Green List » : Soumission de 15 Aires Protégées pilotes

Jacaranda
Le parc national d’Isalo fait partie des Aires Protégées pilotes. (Photo d’archives)

Il s’agit d’un label international, obtenu à travers un processus de certification, qui reconnait les sites protégés gérés équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la conservation et le développement durable.

Améliorer la gestion et la gouvernance des Aires Protégées. Tel est l’objectif de Madagascar National Park à l’issue de l’organisation d’un atelier d’échange et de formation sur les outils y afférents dernièrement à Isalo, en partenariat avec WCS (Wildlife Conservation Society), le ministère de tutelle et le programme de gestion de la Biodiversité et des Aires Protégées (BIOPAMA) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Quatre pays y ont participé, à savoir la Grande île, Maurice, Seychelles et Comores. Pour encourager les Aires Protégées à améliorer leur gouvernance et la qualité de leur gestion,  l’initiative Green List ou la « Liste Verte » des Aires Protégées a été lancée en 2014 par l’UICN. Il s’agit d’un label international, obtenu à travers un processus de certification, qui reconnait les sites protégés gérés équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la conservation et le développement durable.

Interactions et implication. Ainsi, 15 Aires Protégées pilotes volontaires ont été soumises par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour intégrer le processus d’obtention de la liste verte. Parmi lesquelles, on peut citer, le Parc National Isalo. En fait, la bonne gouvernance constitue un élément clé pour la meilleure gestion de ces Aires Protégées. Pour les experts de BIOPAMA, elle se définit comme les interactions entre structures, processus et traditions qui déterminent comment le pouvoir et les responsabilités sont exercés, comment les décisions sont prises, comment les bénéfices issus de l’exploitation ou de la valorisation des ressources naturelles sont-ils partagés , et comment les citoyens ou d’autres acteurs sont impliqués dans la gestion d’une aire protégée. Cette implication des citoyens et bien d’autres acteurs a été souvent le plus gros challenge à relever par les participants. En effet, l’insuffisance d’alternatives économiques, ainsi qu’un faible niveau d’éducation des populations autour ou dans ces sites protégés, expliquent en partie la persistance des pressions anthropiques telles que les feux ou les coupes illicites, selon leurs dires.

Modèle de bonne gouvernance. Par ailleurs, les participants ont pu mieux connaître les critères et indicateurs d’excellence en matière de gouvernance, de gestion, de planification et de résultats de conservation, dans le cadre de cet atelier. Ils ont également pu définir un plan d’action pour avancer ensemble dans la bonne gestion des aires protégées et l’obtention du label. L’objectif, à moyen et long terme, ambitionne que les 126 aires protégées existantes à Madagascar puissent elles aussi être des modèles de bonne gouvernance et de gestion, et ce dès que l’adaptation nationale des indicateurs de la liste verte soit validée, a-t-on conclu

Navalona R.

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