Projet « Fy Vary » : Une amélioration variétale pour augmenter la productivité

Le projet « Fy Vary », mis en œuvre depuis mai 2017 dans la région de Vakinankaratra, pour une période de cinq ans, s’inscrit dans le cadre du Partenariat de Recherche sur la Science et la Technologie pour le Développement Durable (SATREPS), financé par la JICA (Agence Internationale de Coopération Japonaise) et JST ou Japan Science and Technology ainsi que Madagascar. L’objectif consiste à élaborer les techniques de production de riz pour améliorer le rendement de productivité même dans les conditions de sols à faible apport en intrants et peu fertiles. Pour ce faire, « une amélioration variétale de semences par le biais de la biologie moléculaire, entre autres, a été menée en collaboration avec le centre de recherche FOFIFA. Ce qui a permis de sélectionner dix lignées prometteuses. Si ces résultats de recherche sont confirmés, on peut procéder à l’homologation et à la diffusion de variétés de semences de riz plus performantes au profit des petits paysans », a expliqué Yasi Tsujimoto, le chef de projet « Fy Vary », lors d’une évaluation à mi-parcours de ce projet hier à l’hôtel Colbert.

Sélection participative. Le directeur général de FOFIFA, le Pr Razafinjara Lala Aimé, a rajouté que la variété X 265 est très prisée par les paysans. « L’application d’une nouvelle technique dans le processus d’amélioration variétale tout en maintenant les meilleurs caractéristiques de ce X 265, a contribué à l’obtention d’une variété stable en 2 à 3 ans seulement contre 8 à 9 ans pour la méthode conventionnelle. En outre, une sélection variétale participative, a été effectuée grâce aux consultations des paysans pour que le résultat obtenu puisse bien correspondre à leurs besoins », a-t-il enchaîné. Notons que le projet « Fy Vary » a mis en place un nouveau laboratoire génétique et une infrastructure de croisement au sein de FOFIFA afin d’accélérer la sélection du riz pour le développement de nouvelles variétés à Madagascar.

Fertilité de sols. Par ailleurs, le projet a installé des équipements de recherche sur les sols et de télédétection permettant de réaliser l’évaluation de la fertilité des sols. En fait, «  cette technique consiste à identifier l’état des éléments nutritifs composant les sols. On peut citer, entre autres, le phosphore, le carbone et l’azote. On peut ensuite améliorer le dosage des engrais à utiliser après avoir détecté les nutriments qui manquent », a souligné le Chef du projet « Fy Vary ». Le développement d’une technique de gestion des engrais, n’est pas en reste dans le but d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de ces engrais et le rendement de productivité de riz dans les sols pauvres en phosphore. Et toujours dans le cadre de la coopération entre Madagascar et le Japon, le projet « Fy Vary » a contribué au renforcement de capacité de la recherche sur le riz à Madagascar. Ainsi, 21 chercheurs malgaches ont été formés au Japon sans compter les missions effectuées par des chercheurs japonais dans la Grande île.

Navalona R.

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