Bas-Mangoky : Près de 60 000ha exploités par des investisseurs arabes


Atteindre l’autosuffisance alimentaire en juin 2020, soit dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de l’Indépendance de Madagascar. C’est l’un des objectifs inscrits dans le « Velirano » du Président de la République, Andry Rajoelina. Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche vient de signer un Mémorandum d’Entente avec le groupe arabe « Elite Agro LLC » basé à Abu Dhabï, aux Emirats-Arabes Unis. Ces investisseurs arabes vont ainsi exploiter près de 60 000ha de terrains dans la région de Bas-Mangoky, en vue de cultiver à grande échelle différentes spéculations. On peut citer, entre autres, le riz, le maïs, le blé, le soja, l’arachide et le pois du cap.

Prévisions de production. Il faut savoir que ces terrains sont encore à aménager. Et les prévisions de production annuelle sont de l’ordre de 350 000 tonnes pour le riz, 200 000 tonnes pour le maïs et de 150 000 tonnes pour le blé au démarrage de ce projet de grande envergure. Quant aux autres spéculations, les prévisions de productions de soja, de pois du cap et d’arachide sont respectivement de l’ordre de 300 000 tonnes, 20 000 tonnes et 30 000 tonnes par an. Dans le cadre de ce Mémorandum d’Entente, le ministère de tutelle met tout simplement à la disposition de ces investisseurs arabes le terrain d’une superficie totale de 60 000ha afin que ceux-ci puissent réaliser une exploitation agricole à grande échelle.

Phase d’essai. Au moment de la récolte, l’Etat s’engage à acheter la production à un prix abordable, selon la convention entre les deux parties. Cette production sera destinée à écouler sur le marché local afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Le surplus de production sera par contre exporté, a-t-on appris. Notons que ce projet d’exploitation agricole à grande échelle est mis en œuvre après son approbation en Conseil des Ministres le 16 janvier 2020. Une phase d’essai est effectuée durant la première année. Si c’est concluant, les deux parties procéderont à la signature d’un contrat définitif, a-t-on conclu.

Navalona R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Demander donc aux australiens comment celà se passe avec les projets agricoles des gens qui savent exploiter les puits pétroliers plutôt que les champs agricoles.
    En espérant que les procédures d’investissement seront respectées (environnement et social par exemple) pour éviter des conflits avec la population locale.

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