Paiement pour Service Écosystémique : Deux sites pilotes mis en place à Anjozorobe

L’équipe de la Fondation Tany Meva, y compris les membres du CA, a remis 1 000 jeunes plants au district d’Anjozorobe pour un reboisement régional.

La Fondation Tany Meva contribue à la mise en œuvre de la politique nationale de l’électrification rurale en finançant cinq projets de construction de cinq pico-centrales hydroélectriques, à Anjozorobe, à Antsohihy et à Ambositra. 

Cette initiative a été appuyée par l’Union européenne dans le cadre de la Facilité Energie de Crédits II à travers la mise  en œuvre du PHEDER (Projet Pico Hydro Électricité au Service du Développement Rural).  « Dans le district d’Anjozorobe, les communes rurales d’Ambatomanoina et d’Amboasary ont bénéficié chacune d’une pico-centrale hydroélectrique, avec des puissances respectives de 200 Kw et 60 Kw. L’objectif consiste à améliorer les conditions de vie des communautés locales à travers l’électrification des ménages et des infrastructures publiques, entre autres. En plus, ces deux communes bénéficiaires deviennent deux sites pilotes mis en place par l’Etat pour la mise en œuvre du mécanisme PSE (Paiement pour Service Écosystémique) dans le secteur hydroélectricité », a évoqué Claude Fanohiza, le directeur exécutif  de la Fondation Tany Meva.

10% des kilowattheures vendus. Cela consiste à créer un fonds communautaire alimenté par la perception des 10% des Kilowattheures d’électricité vendus aux abonnés.  « Ce fonds sera destiné à financer les activités de protection des bassins versants situés aux alentours de la pico-centrale par le biais de l’entretien des parcelles de reboisement.  Ce qui permettra de pérenniser cette infrastructure de production d’électricité puisque les sources d’eau servant à faire fonctionner la turbine ne se tarissent pas, même en période d’étiage », a fait savoir Tantely Rakotoarimanana, Manager Programmes au sein de la Fondation Tany Meva.  C’est l’association AMITA qui se charge de la protection de ces bassins versants. « Nous avons déjà réalisé un reboisement sur 85 ha pour un objectif de 100 ha. Nous avons été formés en matière de production de pépinière. Et jusqu’à maintenant, près de 20 000 jeunes plants sont produits. A part le regarnissage, nous cultivons en même temps du vétiver pour lutter contre l’érosion des sols tout en mettant en place des pare-feux», a expliqué Rabenandrasana Jean, le président de cette association.

Tarif défini par l’ORE. Notons que la pico-centrale hydroélectrique d’Ambatomanoina vient d’être remise officiellement à la commune concernée. Financée à hauteur de 1,5 milliard d’ariary, la contribution de la fondation Tany Meva s’élève à 41%. Cette pico-centrale produit, pour l’heure, 100 Kw sur une capacité de 200 Kw afin d’alimenter en électricité 500 ménages dans trois localités, à savoir le chef-lieu de la commune d’Ambatomanoina, Amparihibe et Mananjara ainsi que les infrastructures publiques comme trois écoles, un bureau communal et deux centres de santé de base. En outre, une unité de provenderie est opérationnelle sans oublier le développement de huit activités génératrices de revenus valorisant l’électricité, dont entre autres, le métier de soudage, la décortiquerie et la menuiserie.  « Le tarif de l’électricité est défini par l’Office de Régulation de l’Electricité (ORE), soit à raison de 520 Ariary/Kw. C’est abordable par rapport à la location de courant à 400 ar/jour chez un particulier dans le village. Et ce tarif diminue au fur et à mesure que le nombre d’abonnés augmente », a soulevé Harilala Rakotondralambo, le responsable technique de la société permissionnaire BETC Nanala. Mais ce n’est pas tout ! Des points de recharge communautaires avec une possibilité de location journalière des lampes ont été mis en place pour desservir en éclairage propre les autres ménages éparpillés dans les villages périphériques de la centrale.

300 000 ar/mois collectés. S’agissant toujours de la pico-centrale hydroélectrique dans la commune d’Amboasary, celle-ci a été inaugurée en 2017. « On y recense actuellement près de 200 abonnés, sans compter le nombre des personnes bénéficiant des points de recharge et des infrastructures publiques électrifiées. Des activités génératrices de revenus valorisant l’électricité et une unité de provenderie, à la demande de la population locale, y sont également développées. Quant à la mise en œuvre du mécanisme de PSE, à peu près 300 000 ar/mois sont collectés pour financer les activités de protection des bassins versants tels que le reboisement sur 55 ha et le regarnissage », a évoqué Tantely Rakotoarimanana, Manager Programmes au sein de la Fondation Tany Meva.

Par ailleurs, l’équipe de la Fondation ayant effectué une descente à Anjozorobe a remis 1 000 jeunes plants d’arbre, dont des arbres fruitiers, au district d’Anjozorobe, à part le reboisement effectué sur le site d’Ambatomanoina et sa contribution à la campagne de reboisement national.

Navalona R.

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