Projet « Akohonakà » : Un financement de 530 millions Ar remis par le président Andry Rajoelina aux 30 éleveurs

Le président Andry Rajoelina encourageant les premiers bénéficiaires du projet « Akohonakà » à être professionnels. (Photo : Yvon Ram)

Ces 30 aviculteurs provenant des régions d’Analamanga, de Boeny et d’Atsinanana, sont les premiers bénéficiaires de ce projet présidentiel.  

Le projet « Akohonakà » constitue un volet du programme national Fihariana. C’est dédié aux citoyens malgaches intéressés par l’aviculture. Après sélection des dossiers de candidature, 30 éleveurs provenant des régions d’Analamanga, de Boeny et d’Atsinanana sont les premiers bénéficiaires de ce projet. Le président de la République, Andry Rajoelina, a remis hier un financement total de 530 millions d’ariary au profit de ces éleveurs avicoles à Iavoloha.  

Package pour un cycle. Le financement accordé à chaque éleveur varie entre 9 millions Ar et 36 millions Ar. En fait, le programme Fihariana fournit tout le package permettant à ces bénéficiaires de démarrer leurs activités pour un cycle de production de 42 jours. Il s’agit notamment de la mise à disposition de 500 poussins à 2.000 poussins d’un jour par éleveur, et ce, selon sa capacité technique d’exploitation.  Chaque bénéficiaire aura, en même temps, toutes les alimentations animales ainsi que les produits phytosanitaires et vétérinaires nécessaires servant à bien mener à terme son élevage durant le premier cycle. En tout, 40.000 poussins d’un jour sont remis à ces 30 éleveurs bénéficiaires. L’objectif consiste à développer la filière poulet de chair et la filière poule pondeuse à travers la professionnalisation de ces éleveurs soutenus par l’Etat via le projet « Akohonakà ».  

Professionnels. « Nous avons priorisé ces filières à cycle court suite à la demande de nombreux citoyens désirant bénéficier d’un financement dans le cadre du programme Fihariana. Nous allons ainsi vulgariser l’aviculture dans tout Madagascar et ce, afin d’améliorer la sécurité alimentaire de la population malgache tout en développant l’entrepreneuriat rural. Pour l’heure, nous consommons 2,5 kg de viande de poulet par personne par an contre 28 à 30 kg par personne par an pour les Mauriciens. Mais avant cela, il faut que ces 30 éleveurs soient bien professionnels afin d’améliorer leur production et de créer par la suite d’autres emplois. Et des résultats palpables doivent être perçus à la fin de ce premier cycle », a évoqué le président Andry Rajoelina, lors de cette cérémonie. Et lui d’ajouter que l’élevage avicole extensif sera, cette fois-ci, promu si d’habitude on développe l’élevage de poulet en cage. 

Eleveur méritant. Notons que ces 30 aviculteurs vont commencer à rembourser ce financement à compter de 60 jours d’exploitation. Plus précisément, ils rembourseront à chaque cycle de production, et ce, sur une période de 18 mois. Avant le démarrage de leurs activités, le programme Fihariana prodigue également diverses formations telles que la formation en matière de conduite d’élevage et la formation sur la gestion simplifiée de leur exploitation.  « Après six mois, nous allons effectuer une évaluation de chaque éleveur avicole bénéficiaire de ce financement. Un nouveau projet sera ensuite mené au bénéfice de l’éleveur méritant pour cette première vague du projet « Akohonakà ». Il s’agit notamment de la mise à disposition d’un terrain et d’un local permettant de faire une extension de la ferme d’élevage de l’éleveur méritant . Ainsi , ce dernier doit montrer son professionnalisme concernant la gestion de son exploitation, l’augmentation de sa production et sa solvabilité financière », a déclaré le chef de l’Etat. 

Prix incitatif. Pour Rakotoniaina Andriantsalama, un aviculteur dans le district d’Avaradrano, qui est l’un des bénéficiaires de ce projet « Akohonakà », il  prévoit d’étendre sa ferme comprenant actuellement 2.500 poulets de chair, grâce à l’acquisition de 2.000 nouveaux poussins d’un jour. « Nous maîtrisons la conduite d’élevage mais c’est au niveau du débouché qui pose problème. Le prix du kilo vif d’un poulet varie entre 6.500 Ar à 8.000Ar. A chaque fin de cycle, ce prix a connu des fois une baisse. Par contre, c’est plus incitatif après les périodes de fêtes », a-t-il confié.     

Navalona R.

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