BFM – IFC : Promotion des services financiers digitaux à Madagascar

Toutes les parties prenantes réunies hier lors de l’atelier sur la finance digitale. (Photo : Kelly R.)

La proportion des adultes détenteurs de porte-monnaie mobile à Madagascar est passée de 4,4% à 12,1% entre la période de 2014 et 2017. 

C’est encore en dessous de la moyenne en Afrique subsaharienne qui a atteint les 43% de la population.  « L’objectif ambitieux de la Grande Ile est d’augmenter ce taux d’inclusion financière de plus de 25% et pourquoi pas au dessus de cette moyenne en Afrique d’ici à 2022 », a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandranto, lors de l’ouverture de l’atelier sur la finance digitale qui s’est déroulé hier à l’hôtel Novotel à Ivandry.  C’est organisé conjointement par la Banque Foiben’i Madagasikara (BFM) et l’IFC  ou la Société Financière Internationale, un membre du groupe de la Banque mondiale. En fait, ces deux entités s’associent pour promouvoir les services financiers digitaux dans le pays.

Plus d’investissements. Dans le cadre de cet atelier, plus de 100 participants représentant des ministères, des institutions financières, des compagnies de télécommunication et d’autres acteurs du secteur privé malgache et étranger, ont discuté sur les défis et les innovations pour promouvoir l’inclusion financière, et favoriser l’accès des populations les plus défavorisées à la finance digitale et aux services offerts par les porte-monnaies mobiles.  La numérisation des chaînes de valeurs agricoles, y a  été également présentée. Les échanges de bonnes pratiques entre les acteurs locaux et internationaux en matière de finance digitale, ne sont pas en reste. En revanche, « il faut plus d’investissements pour soutenir l’expansion du porte-monnaie mobile et réduire les coûts de ces services pour les consommateurs à Madagascar. Nous continuerons ainsi à travailler avec le groupe de la Banque mondiale, les donateurs et les compagnies privées pour rendre plus abordable la connectivité, étendre la couverture du réseau aux zones défavorisées et accroître les investissements dans le traitement des données pour accélérer la croissance dans ce secteur », a évoqué  Henri Rabarijohn, le Gouverneur de la BFM.

Education financière. Quant à Marcelle Ayo, la Représentante résidente de l’IFC à Madagascar, elle a déclaré que cet atelier s’inscrit dans la stratégie du groupe de la Banque mondiale visant à promouvoir l’inclusion financière dans le pays. « L’IFC œuvre pour renforcer l’écosystème numérique naissant en réformant le cadre réglementaire, en fournissant des financements nécessaires et en soutenant la croissance des fintechs », a-t-elle ajouté. Notons qu’un projet d’inclusion financière financé par la Banque mondiale, est en cours à Madagascar. Ce projet vise à  favoriser l’accès accru des particuliers et des MPME à des services financiers adaptés et diversifiés comme les paiements numériques des salaires des enseignants ou des bourses des étudiants, la numérisation des impôts synthétiques et l’accès aux crédits pour ces MPME ainsi que la digitalisation des paiements de l’administration. Dans la foulée, le ministre de tutelle a soulevé qu’une éducation financière de tous les citoyens s’impose afin d’atteindre cet objectif. « Le projet de loi bancaire révisée a déjà été adopté en Conseil des ministres. Et ce sera soumis aux Parlements en mai prochain. Ce qui permettra de réguler les taux d’intérêts de crédits effectifs fixés par les institutions financières », a-t-il conclu.

Navalona R. 

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