Tahiana Razanamahefa, une femme entrepreneur : « Je milite pour la parité salariale femme – homme »

Tahiana Razanamahefa, une femme entrepreneur, distribuant du Koba Tanjaka aux 500 enfants scolarisés au centre Betania à Ankasina.

Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Droits des femmes, Tahiana Razanamahefa, une femme entrepreneure dirigeant une société de consulting, qui plus est, la gérante d’un centre SPA et de bien-être au sein de l’hôtel Havana Resort, livre son opinion. 

« En vérité, je milite pour la parité salariale  femme – homme, et ce, pour un même poste de travail.  Dans notre société encore patriarchale, les hommes gagnent plus que les femmes pour un même besogne. J’en ai été déjà victime avant. Même au niveau du recrutement, il y a également des cas de discrimination car on embauche plutôt les hommes qui ont même un diplôme inférieur à celui des femmes », a déclaré Tahiana Razanamahefa.  En outre, « il y a également des cas où l’on n’engage pas une femme parce qu’elle est une maman alors qu’elle a toutes les compétences requises. C’est inacceptable. Et à mon avis, la gent feminine peut exercer de nombreux métiers qui étaient avant considérés pour les hommes. A titre d’illustration, des femmes peuvent désormais conduire des engins lourds ou des poids lourds. Il y a aussi des femmes pilotes ou des femmes qui sont à la commande d’un navire », a-t-elle enchaîné.

Priorités. Pour endiguer à cette situation, « j’offre plus d’opportunités aux femmes dans mon entreprise. En effet, les femmes font beaucoup de sacrifices quand elles travaillent, et ce, avec une maturité. Ayant fait des études pendant 15 ans en France, et en se spécialisant dans le domaine du leadership au féminin, le partage d’expériences et le transfert de compétences au profit des femmes font partie de mes priorités. Il suffit des les encourager pour qu’elles puissent s’émanciper et découvrir leurs talents. Entre temps, je leur prodigue des formations sur le management et la gestion des clients, entre autres. Leurs motivations s’ensuivent compte tenu de leurs résultats », a-t-elle poursuivi.  Mère de trois enfants,  elle ne ménage pas non plus ses efforts pour trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale. « Je suis toujours présente à tous les moments importants de la vie de mes enfants. Et je remercie quand même leur père qui participe beaucoup à leur éducation », a-t-elle confié.

Côté humain. Par ailleurs, cette femme entrepreneur a décidé de revenir au pays car des opportunités se sont présentées au niveau professionnel, selon ses dires. Tout récemment, elle préside la coopérative des opérateurs nationaux promouvant les produits « Vita Malagasy » à l’extérieur. Cette coopérative a été mise en place suite à la participation de ces opérateurs lors du Forum China-Africa Economic & Trade Exhibition l’an dernier.  En plus, « les choses évoluent à Madagascar. Des femmes détiennent actuellement des postes de haute responsabilité.  Elles peuvent s’émanciper. Il suffit d’avoir plus d’audace tout en corrigeant les erreurs du passé et en fixant des objectifs afin de briser les plafonds de verre », a-t-elle soutenu. A part cela, Tahiana Razanamahefa se démarque par son côté plus humain. C’est pourquoi, « je suis très engagée dans les œuvres sociales. On a distribué du Koba tanjaka aux 500 enfants démunis scolarisés dans le centre Betania à Ankasina. On a contribué à la guérison d’une fillette de 9 ans atteinte d’un cancer du col de l’utérus tout en prenant en charge sa scolarisation jusqu’à maintenant. Et on continue à fournir du Koba Tanjaka au service Oncologie infantile à l’HJRA », a-t-elle conclu.

Navalona R.

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