Filière laitière : Des journées fourrage organisées dans deux régions

Une plantation des espèces fourragères a été effectuée lors de ces journées fourrage.

Le MDB lance chaque année la campagne de sensibilisation sur les cultures fourragères afin de booster la filière à Madagascar. 

Dans le cadre de la sensibilisation de toutes les parties prenantes dans la filière laitière – notamment les éleveurs – sur l’amélioration de l’alimentation des vaches laitières, le Malagasy Dairy Board (MDB) a organisé deux journées fourrage, en partenariat avec Socodefi/Casef, dans deux régions. Il s’agit d’Analamanga et d’Itasy qui sont des régions à forte potentialité en matière de production de lait. L’objectif consiste à améliorer la productivité laitière par le biais de la promotion des cultures fourragères tout en préservant l’environnement naturel. Le développement de la synergie et du partenariat entre les différents intervenants pour l’appui aux producteurs laitiers n’est pas en reste.

Espèces fourragères. S’agissant des journées fourragères organisées dans la région Itasy, l’évènement s’est tenu dans l’enceinte de l’université de Soavinandriana tandis que pour celles de la région Analamanga, cela a été organisé dans la commune d’Amparihivato Fihaonana Ankazobe. Ces zones cibles sont d’ailleurs très adaptées à la production fourragère. En plus, il y a une possibilité d’extension de l’exploitation grâce à l’existence de vastes plaines cultivables et accessibles pour la diffusion d’éclats de souche et le transport des produits. A cette occasion, l’équipe de MDB, accompagnée par tous les participants, a procédé à la plantation de plusieurs espèces fourragères sur une surface totale de 25 ares. Des fiches techniques de culture fourragère par espèce, des semences et éclats de souche fourragers ainsi que des engrais ont été en même temps distribués aux éleveurs locaux. Il s’agit notamment des semences de radis fourragers, de brachariamulato, des éclats de souche de Kizozi et de Relaza ainsi que des boutures de pennisetum géant suivant la technique Juncao de Chine.

10% de son poids. Par ailleurs, des stands d’expositions des plantes et des semences fourragères ont été érigés dans le cadre de ces journées fourrage organisées dans les régions Analamanga et Itasy. Le thème a été axé sur « Du bon fourrage, du bon lait suffisant assurant l’autosuffisance alimentaire ». Force est de reconnaître que les fourrages de bonne qualité et suffisants garantissent non seulement une bonne alimentation pour les vaches mais  permettent également d’avoir une meilleure santé animale et une bonne reproduction. Une vache doit en fait consommer journalièrement du fourrage équivalent à 10% de son poids. A titre d’illustration, si elle pèse 500 kg, elle doit consommer en moyenne 50kg/jour de fourrage.

Faible productivité. Cependant, bien que Madagascar ait connu l’élevage laitier depuis l’époque pré-coloniale, la productivité de la vache est encore très faible, atteignant actuellement 2 600 l/vache/an contre 4000 l/vache/an au Kenya. L’insuffisance d’alimentation, surtout de fourrage, en est la principale cause. En outre, pendant la saison sèche, la disponibilité du fourrage est très faible. De juin à novembre, l’éleveur ne peut satisfaire que 34% à 57% du besoin en fourrage de sa ferme. C’est pourquoi MDB lance chaque année la campagne de sensibilisation sur la culture fourragère afin de booster la filière lait à Madagascar.

Navalona R.

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