Plan d’urgence sociale : Les factures de la Jirama payables sur cinq à dix mensualités

Les besoins en eau et en électricité ont augmenté, depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Une grande partie des activités économiques étant suspendue, la Jirama accorde des facilités de paiement pour ses usagers, selon ses dirigeants.

Les usagers consomment plus d’électricité en restant à la maison. Ils consomment également plus d’eau, en se lavant fréquemment les mains et en respectant les mesures d’hygiène contre le coronavirus. C’est ce qu’a expliqué le directeur général de la Jirama, Vonjy Andriamanga, lors d’une rencontre avec les médias, ce 25 mars au siège de la société d’Etat. « Face aux nécessités, la Jirama est réquisitionnée pour assurer l’approvisionnement en eau et en électricité. Des mesures ont été prises pour la sécurité sanitaire des employés et des usagers qui passent dans les agences de la Jirama. Nous avons également amélioré les services de dépannage et du centre d’appels pour répondre et traiter rapidement les besoins des usagers », a-t-il déclaré. Outre ces améliorations, la Jirama offre également aux usagers des facilités de paiement de factures, suite à la déclaration du président Andry Rajoelina, hier mardi 24 mars. Selon le DG Adjoint Marketing, Digital et Ventes de la Jirama, cette mesure entre dans le cadre du Plan d’urgence sociale. « Les usagers peuvent reporter le paiement des factures de ce mois de mars. Lorsque la vie quotidienne reviendra à la normale, ce paiement sera, par principe, échelonné sur cinq mensualités. Ceux qui veulent payer immédiatement les factures peuvent le faire, car les agences restent ouvertes. Les usagers peuvent également négocier ce paiement jusqu’à dix mensualités. Les factures échelonnées seront une deuxième facture jointe à la facture du mois courant », a-t-il expliqué. D’après ses dires, le paiement des factures peuvent aujourd’hui se faire via mobile-money et même via Messenger, pour ceux qui disposent d’un compte Accès Banque.

Les dirigeants de la Jirama, lors d’une rencontre avec les médias, au siège de la société à Ambohijatovo.

Nouveautés. Pour améliorer la qualité de ses services, la Jirama compte mettre en place un Centre Relation Clients, qui sera opérationnel au mois d’avril, selon le DG de la Jirama. Le nouveau numéro unique 3747 est également fonctionnel à compter de ce 26 mars pour les usagers. En outre, un nouveau dispositif de « queue management » sera en place dans les agences de la Jirama pour une meilleure organisation des files d’attente dans les agences. Selon les dirigeants de la Jirama, ces agences seront modernisées, à l’exemple de celle à Ambatonakanga, où les travaux sont déjà en cours. 

Approvisionnement. Bien que ces services soient améliorés et modernisés, les usagers mesurent toujours la performance de la Jirama avec la qualité de l’eau et de l’électricité qui leur sont mises à disposition. Il s’agit d’un défi que la Jirama est en train de relever, selon le DG Adjoint chargé des Opérations, Dr Albert Ravelojaona. « L’approvisionnement en eau doit être assuré, malgré les difficultés dans certaines zones. Il y a les sans-abris que l’Etat a placés à Anosizato et à l’EPP Nanisana. La Jirama a déjà mis en place des citernes pour approvisionner ces sites en eau potable. De même pour certains quartiers comme Antsohobolo, qui ont difficilement accès à l’eau. On a mis en place des citernes de 10m3

En ce qui concerne l’électricité, les coupures ne sont plus liées à des problèmes au niveau de la production mais de la distribution. Cela est causé par la vétusté des infrastructures sur le réseau de distribution, mais surtout à cause des vols. Il y a le cas d’Anosimasina, où le disjoncteur sur poteau a été volé. La Jirama ne disposant pas de stock de ces matériels est obligée de négocier avec les fournisseurs pour des achats à crédit. Il y a également les vols de câbles à descente neutre, qui causent des surtensions jusqu’à 400V dans les quartiers concernés, ce qui est très dangereux », a indiqué le Dr Albert Ravelojaona. Bref, avec l’augmentation de la demande et les exigences des usagers, la Jirama est en train d’intensifier ses activités, alors que les mesures de confinement engendrent un ralentissement de l’économie.

Antsa R.

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